La nouvelle est tombée comme un couperet pour les clients de l'emblématique boucherie Magerotte à Nassogne.

Nombre d'entre eux n'en ont pas cru leurs yeux, quand le 14 juillet, sans annonce préalable, ils ont trouvé porte close définitivement, avec sur celle-ci un communiqué d'entreprise publié le même jour sur les réseaux sociaux de Teroir de Magerotte.

Un nom qui a par ailleurs été changé sur ceux-ci dans la foulée, pour devenir Boucherie Teroir

L'enseigne était depuis juin 2022 propriété de la famille Lhoist, déjà à la tête de la ferme des Rabanisses à Rochefort, depuis la décision d'André Magerotte de remettre le commerce fondé par ses grands-parents au début des années 1900.

Teroir, le groupe qu'elle avait intégré, a, entre-temps, en 2024, ouvert un second point de vente et un atelier de découpe sur les hauteurs de Rochefort, rue de Saint-Hubert.

C'est à cet endroit que le groupe a choisi de regrouper ses activités.

"Ce choix est guidé par une conviction: en concentrant notre équipe, notre savoir-faire et nos moyens en un seul point de vente, on pourra proposer une qualité de service supérieure, une offre mieux maîtrisée, davantage de produits préparés avec soin et une disponibilité renforcée", justifie Teroir. "Parallèlement, on poursuit le développement de notre activité auprès des professionnels de la restauration qu'on livre chaque semaine en Wallonie, à Bruxelles et au Luxembourg. Tout en conservant ce qui fait notre identité: des produits de qualité issus de nos élevages porcin et bovin, un travail artisanal et un service de proximité."

Nous avons contacté mercredi dernier André Magerotte, toujours propriétaire du bâtiment de la rue Lahaut. "Je n'ai aucun commentaire à faire sur cette décision, elle leur appartient, mais je m'en viens mal pour les gens du village et d'autres clients qui se retrouvent dans l'embarras", déclarait-il.

Bonne nouvelle toutefois pour ceux-ci, puisqu'en entre-temps, les choses ont évolué. Une nouvelle boucherie verra le jour à la même adresse.


"Une nouvelle boucherie très prochainement"

À la question, quand nous l'avons contacté une première fois, de savoir si retrouver une boucherie est envisageable, André Magerotte répondait : "Je vends le bâtiment, tous les aménagements sont toujours là. Trois candidats, tous du secteur, se sont manifestés pour une boucherie, 2 candidatures légères et 1 plus intéressante. Mais rien n'est moins sûr."

Puis 48 heures plus tard, surprise ! "J'ai vendu au candidat le plus sérieux, il s'agira bien d'une boucherie", annonce André Magerotte. "Elle devrait ouvrir relativement vite. Il s'agit de vrais entrepreneurs qui ne sont pas de nature à faire traîner les choses. Ils sont de la région et à la tête d'une boucherie à la ferme. Mais par correction vis-à-vis de l'acheteur, je tairai son nom. Nous avons convenu de ne rien dire pour le moment. Je suis soulagé. Car à la vitesse à laquelle a eu lieu la fermeture, c'était quasi traumatisant. Même si ce n'était plus mon commerce, mon nom y était toujours associé. La boucherie aura son propre nom."

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