Maizières-lès-Metz. Gendarmes et pompiers pris pour cible par des tirs de mortiers : un guet-apens ?
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Gendarmes et pompiers pris pour cible par des tirs de mortiers : un guet-apens ?
Dans la nuit du samedi 29 au dimanche 30 août, des gendarmes et des pompiers ont été visés par des tirs de mortiers d’artifice dans le quartier de Val Maidera, à Maizières-lès-Metz. Le maire de la commune évoque « une forme de traquenard ». Une enquête a été ouverte pour « violences et dégradations en réunion ».
Célia Simon -
Aujourd’hui à 20:00 | mis à jour aujourd’hui à 20:03
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Alors que le Grand Soir de la Mirabelle, à Metz, s’est déroulé sans incident malgré plusieurs milliers de participants, la nuit a pris une tout autre tournure quelques kilomètres plus au nord, dans la commune de Maizières-lès-Metz. Vers 23 h 30, les gendarmes sont alertés pour des nuisances sonores : une quinzaine de jeunes tirent des artifices en tous sens près du tramway. Les forces de l’ordre procèdent alors au contrôle de ces derniers, puis l’attroupement se disperse.
Vers 3 h du matin, nouvel appel, cette fois pour des feux de poubelles au même endroit. Selon des informations de nos confrères de France 3 confirmées par le parquet de Metz , un plus petit groupe de jeunes cagoulés et « préparés » aurait déclenché ces feux pour attirer les militaires. À leur arrivée, ainsi qu’à celle des pompiers, une pluie de tirs d’artifice et de mortiers s’abat sur eux. Aucun blessé n’est à déplorer ; seule la carrosserie d’un véhicule de gendarmerie est légèrement touchée.
Un guet-apens ?
Les auteurs se sont volatilisés une fois l’attaque terminée. Le parquet ne sait pas encore si ce second groupe est lié au premier. Le maire, Julien Freyburger, avance une piste : lors du contrôle initial, un jeune se serait blessé à l’arcade sourcilière contre la radio d’un agent, « ce qui aurait été peu apprécié ». Un possible désir de revanche ? Pas de confirmation à ce stade.
Aucune interpellation n’a eu lieu pour l’instant, mais l’enquête, menée par la brigade de recherches de Metz pour « violences et dégradations en réunion », devrait permettre d’identifier « certains participants » grâce aux caméras de surveillance et à des « informations convergentes », selon l’élu. D’après lui, cette scène n’était autre « qu’une forme de traquenard ; ces jeunes avaient l’intention de nuire, de porter atteinte à l’ordre républicain, ce qui est intolérable. » Sur place durant la nuit ainsi que le lendemain matin, aux côtés du préfet et du général de la gendarmerie, il précise qu’une dizaine de poubelles ont été brûlées, que le mur d’un bâtiment public a été noirci et qu’une vitre s’est brisée sous la chaleur.
« Un problème devenu récurrent »
Si en règle générale, la ville est « plutôt calme », « l’entrée du quartier de Val Maidera reste accessible facilement, ce qui attire des jeunes des alentours, notamment Metz », explique le maire. Il ajoute : « Ce sont souvent des mineurs, ou de très jeunes majeurs, déstructurés, déscolarisés, mais mobiles. Ce n’est pas la première fois qu’il y a ce genre d’incidents , c’est un problème qui est devenu récurrent et qui s’est répandu à l’échelle nationale. »
Si ce type d’agissements envers les forces de l’ordre n’est pas rare à Maizières-lès-Metz, et dans bien d’autres communes de Moselle, un assaut de cette ampleur ne s’était pas produit depuis « au moins trois ans », selon l’élu, déterminé à voir l’enquête aboutir : « Il faut qu’il y ait des sanctions. »