La suppression programmée du transport à la demande vire au conflit ouvert entre la Région et le Département des Alpes-Maritimes. Nouvel épisode avec un communiqué de presse de Renaud Muselier ce dimanche 23 août 2026.

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Alain Ricci

Créé le 23 août 2026 • 19:30

Mis à jour le 23 août 2026 • 19:40


La suppression programmée du transport à la demande vire au conflit ouvert entre la Région (ici, Renaud Muselier, président) et le Département des Alpes-Maritimes.
La suppression programmée du transport à la demande vire au conflit ouvert entre la Région (ici, Renaud Muselier, président) et le Département des Alpes-Maritimes.
Photo : François Vignola / Nice-Matin

C’est un bras de fer politique à quelques jours de la rentrée. À compter du mardi 1er septembre 2026, le transport à la demande dans l’arrière-pays niçois et grassois et les lignes nocturnes 621 et 661 entre Grasse et Nice seront supprimés. Pour les usagers du haut-pays, la pilule est amère.

Charles-Ange Ginésy, président du Département des Alpes-Maritimes et de la communauté de communes Alpes d’Azur (CCAA), dénonçait le 20 août une « décision inacceptable […] qui creuse un peu plus les fractures territoriales ». Selon lui, ce service est essentiel pour les personnes âgées, handicapées ou isolées. Estimant que les transports relèvent du « pouvoir régalien » de la Région, il l’exhorte à « assumer pleinement sa responsabilité ». Après des joutes par courriers et sur les réseaux sociaux vendredi 21 août, le conflit a franchi un nouveau cap.

A partir du mardi 1er septembre, les transports à la demande de l’arrière-pays niçois et les lignes nocturnes 621 et 661 entre Grasse et Nice seront supprimés.

« La Région n’a pas l’exclusivité de la compétence des transports »

La suppression programmée du transport à la demande vire au conflit ouvert entre la Région et le Département des Alpes-Maritimes (ici, Charles Ange Ginésy, président) .
La suppression programmée du transport à la demande vire au conflit ouvert entre la Région et le Département des Alpes-Maritimes (ici, Charles Ange Ginésy, président) .
Photo : Dylan Meiffret / Nice-Matin

La réplique de Renaud Muselier, président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, est tombée par communiqué ce dimanche 23 août 2026. Il y renvoie directement son homologue à ses engagements : « Monsieur Ginésy, Arrêtez de vous cacher, il y a cinq ans, vous avez fait le choix de devenir autorité organisatrice de la mobilité. » Il rappelle que Puget-Théniers, siège de la CCAA, a pris cette compétence en 2021.

Réfutant tout monopole régional, Renaud Muselier ajoute : « Il n’y a pas de pouvoir régalien en matière de transport, ça n’existe pas. La Région n’a pas l’exclusivité de la compétence des transports. » Estimant que la communauté de communes Alpes d’Azur perçoit des aides à cet effet, il conclut : « Ne vous défaussez plus, assumez et engagez-vous ! ! ! » À quelques jours du 1er septembre, la rupture est consommée.


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