Le choc aura lieu mardi 14 juillet à 21 heures (heure française) à l’AT & T Stadium d’Arlington, au Texas. Et l’Espagne veut croire en ses chances de renverser l’équipe de Didier Deschamps en demi-finale de la Coupe du monde de football. “Nous n’avons pas peur des Français. Nous sommes venus ici pour ça, et maintenant il est temps de se concentrer sur eux”, a lancé Lamine Yamal, dont les propos sont rapportés par El País, à l’issue de la victoire de la Roja contre la Belgique en quart de finale.

Désigné homme du match par la Fifa, l’ailier formé à Barcelone ne cachait pas sa joie de voir l’équipe nationale espagnole accéder à ce niveau de la compétition pour la deuxième fois de son histoire. Ni ses ambitions d’aller plus loin et d’accrocher une deuxième étoile sur le maillot espagnol – après sa victoire en 2010 en Afrique du Sud. Mais pour cela, il faudra d’abord battre les Bleus de Didier Deschamps.

“Aujourd’hui, ne doutant plus et pratiquant un football de grande qualité, l’Espagne s’impose à nouveau comme une puissance mondiale se hissant parmi les quatre meilleures équipes de la planète”, analyse, confiant, le journal sportif espagnol As. La presse internationale se pose désormais cette question : qui de l’Espagne ou de la France remportera son ticket pour la finale ? Revue des forces en présence.

Mikel Merino, l’arme secrète ?

Restera-t-il sur le banc des remplaçants jusqu’au dernier moment le 14 juillet ? Se mêlera-t-il en toute fin de match du duel attendu entre Lamine Yamal et Kylian Mbappé ? Remplaçant, le Basque Mikel Merino est devenu la coqueluche de toute l’Espagne, en donnant la victoire à son équipe lors des deux derniers matchs.

“Quand je regarde Mikel Merino, je me dis : je suis très serein”, confie l’entraîneur de la Roja Luis de la Fuente, lequel “a remanié son onze de départ jusqu’à trouver la formule gagnante”, explique El País. Selon le quotidien espagnol de référence, cette formule gagnante réside “dans les pieds de Mikel Merino”. Blessé (au pied, justement) en janvier, “le héros inattendu”, ainsi que le surnomme la BBC, ne pouvait imaginer il y a quelques mois faire partie de la sélection espagnole.

Car le “super remplaçant”, entré en jeu en fin de match, a marqué des buts décisifs : à la 91e minute contre le Portugal en huitième de finale et à la 88e minute contre la Belgique en quart le 10 juillet. À son sujet, Luis de la Fuente a déclaré, rapporte La Vanguardia : “Les joueurs importants sont ceux qui entrent en jeu, valorisent le travail de leurs coéquipiers et nous donnent l’énergie nécessaire pour finir le match.”

Des Bleus “incroyablement talentueux”

Mais la Roja aura face à elle un adversaire de taille. Le quotidien madrilène As se rassure en rappelant sans plus de commentaire : “Les deux équipes se sont affrontées 38 fois : l’Espagne l’a emporté 18 fois, la France 13 fois et 7 rencontres se sont soldées par un match nul.” Lors des deux dernières rencontres, la Roja s’est imposée.

Depuis, la presse étrangère s’accorde à dire que l’équipe française a fait évoluer sa stratégie pour devenir plus offensive. “Six matchs, six victoires, 16 buts marqués, seulement 2 encaissés… Qui peut empêcher les Français de remporter cette Coupe du monde ?” s’interroge faussement The Athletic. Et le site sportif affilié au New York Times a déjà la réponse : personne.

Et ce, même si son outil de projection en direct estimait le 11 juillet au matin que les chances de gagner la demi-finale étaient équivalentes pour les deux équipes : 31 % chacune. Quelques heures auparavant, les pronostics étaient encore en faveur de la France avec 34 % de chances que les Bleus soulèvent le trophée lors de la finale dimanche prochain.

Une évolution de la cote qui ne semble pas inquiéter The Athletic : “La France reste la grande favorite pour remporter cette Coupe du monde, non seulement grâce à son attaque incroyablement talentueuse mais aussi grâce à sa défense impénétrable”.