l'essentiel La CGT Cheminots du Gers et du Lot-et-Garonne, en partenariat avec l'association Confluence Rail Avenir 47, annonce le tournage d'un court-métrage fin octobre en gare d'Astaffort. L'objectif est de promouvoir la réouverture de la ligne SNCF Agen-Auch et de sensibiliser à l'importance des voies de rabattement pour la LGV Bordeaux-Toulouse.

Un an après la marche citoyenne et revendicative "cheminons aux prochains arrêts" destinée à sensibiliser la population et les élus à la nécessité de "redonner vie" à la ligne SNCF Agen-Auch, la CGT cheminots du Gers et du Lot-et-Garonne passe à l'étape suivante. Elle annonce le tournage d'un court-métrage, fin octobre, en gare d'Astaffort pour promouvoir sa réouverture. Une opération menée en partenariat avec l’association d’usagers Confluence Rail Avenir 47. Fermée au trafic voyageurs le 9 avril 1970, puis au fret en mars 2016 à cause des intempéries de 2014 dans le Gers, ce tronçon sombre peu à peu dans l’oubli.

"Alors que le financement de la LGV Bordeaux-Toulouse a été finalisé par l’État et une mise en service annoncée en 2034, il est primordial de mettre le sujet des voies de rabattement en lumière à travers la ligne Agen-Auch", explique le syndicat. Le 16 septembre dernier, lors du comité de suivi de la gare TGV d’Agen, la SNCF, habituellement peu diserte sur la question de la desserte agenaise, s'est avancée avec une estimation de vingt arrêts quotidiens à Agen en intégrant des voies de rabattement telles qu'Auch-Agen.

La fin du tronçon Villeneuve-Penne

La CGT cheminots travaille avec le collectif régional de vigilance ferroviaire de Nouvelle-Aquitaine. Ce dernier l'informe de tous les combats et initiatives menés à travers la région, notamment sur des lignes interrégionales. Dans ce cadre-là, le syndicat a visionné "On l’attend", un court-métrage réalisé par le collectif Angoulim (défense de la ligne Angoulême-Limoges). L'idée de concocter un projet similaire est née.

"Nous ne pouvons pas laisser dépérir notre patrimoine ferroviaire en dépit de la LGV", martèle la CGT cheminots. Elle pointe du doigt le sort réservé à la ligne Agen-Villeneuve. Sur le premier projet GPSO, celle-ci était considérée comme une voie de rabattement. "À partir de décembre 2026, regrette la CGT, il n’y aura plus jamais la possibilité de réhabiliter le tronçon Villeneuve-Penne car tous les aiguillages et signaux seront déposés le mois prochain en gare de Penne dans un silence assourdissant… Voilà l’avenir ferroviaire qui nous attend si nous ne continuons pas nos luttes pour donner une alternative au tout routier".

Et de conclure : "Avec l'explosion du prix des matières premières et du coût de la vie, il est urgent d’investir sur l’avenir pour nos générations futures !"