Nouveau revers pour Trump : une juge américaine invalide le gel des visas imposé à 75 pays
Dans sa décision, Jeannette Vargas du tribunal de New York a statué que la mesure était "contraire à la loi" et qu'elle avait "été prise au-delà des pouvoirs légaux conférés au secrétaire d'Etat" Marco Rubio.
La mesure s'appliquait depuis le 21 janvier aux visas d'immigrants, par opposition aux visas non-immigrants qui permettent d'entrer temporairement aux Etats-Unis, et concernait entre autres les demandes de ressortissants de Somalie, de Russie, d'Afghanistan, du Brésil, d'Iran, d'Irak, d'Egypte, du Nigeria, de Thaïlande et du Yémen.
Le nouveau tour de vis de l'administration Trump sur les visasSelon la décision de justice, le département d'Etat estimait que les immigrants originaires de ces pays présentaient "un risque élevé de recourir aux prestations sociales ou de devenir une charge pour les finances publiques".
Les agents consulaires avaient reçu l'ordre de refuser les visas d'immigration, même lorsqu'ils avaient déterminé que le demandeur n'était probablement pas susceptible de devenir une charge pour les finances publiques et qu'il remplissait par ailleurs les conditions requises pour obtenir un visa, précise encore la décision.
La décision rendue vendredi annule tout refus de visa fondé uniquement sur cette politique.
Washington a révoqué le visa de l'ambassadrice du Brésil aux Etats-UnisDepuis son retour au pouvoir, le président américain a fait de la lutte contre l'immigration clandestine une priorité, expulsant massivement des immigrés en situation irrégulière, mais il a aussi largement restreint, parfois de façon draconienne, l'entrée légale des ressortissants étrangers.
Plusieurs de ses mesures phares ont cependant été révoquées par la justice.
Début juin, un juge fédéral avait annulé lundi les frais de 100.000 dollars pour des visas de travail très utilisés dans le domaine technologique.
Fin juin, la Cour suprême a annulé un décret pris par Donald Trump dès le premier jour de son second mandat supprimant le droit du sol pour les enfants d'immigrés en situation irrégulière, dans le but de mettre fin à ce qu'il considère comme une incitation à l'immigration clandestine.