Nyxi Hyperion 3 : j’ai testé l’alternative aux Joy-Con de la Switch 2 et j’ai dit adieu aux crampes
Je suis le premier à ne pas apprécier les Joy-Con de la Switch 2. Trop plats, pas assez larges, ils conviennent encore à des mains d’enfant, mais me donnent des crampes à la longue. C’est pourquoi j’ai rapidement ajouté des grips aux miens. Et puis Nyxi a sorti son Hyperion 3, une alternative ergonomique et magnétique aux Joy-Con 2.
Équipée de capteurs magnétiques à effet Hall pour éviter le phénomène de drift, de micro-switchs Kailh sur ses boutons et d’un pont de charge USB-C, elle entend offrir une expérience « Pro » sur la console de Nintendo. Je l’ai testée pendant plus d’un mois : voici ce que j’en pense.
Pour aller plus loin
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Fiche technique
| Modèle | Nyxi Hyperion 3 |
|---|---|
| Autonomie annoncée | 8 h |
| Compatibilité OS | Nintendo Switch 2 |
| Type de connecteur | USB Type-C |
| Fiche produit |
Une prise en main pensée pour les sessions prolongées
Dès l’installation sur la console, la différence de volume frappe immédiatement. La Nyxi Hyperion 3 affiche des dimensions imposantes de 61,2 × 116,7 × 52,2 mm par contrôleur. Face aux Joy-Con originaux, particulièrement plats et étroits, cette alternative remplit généreusement la paume de la main. Les sensations en main rappellent d’ailleurs ce que l’on peut ressentir sur une Legion Go ou un Steam Deck.

Contrairement à la Nyxi Hyperion Pro qui optait pour un évasement diagonal prononcé, ce nouveau modèle adopte un profil de poignée plus vertical et rectiligne. Les angles inférieurs s’étalent très légèrement sur les côtés, offrant un grip droit. Pour sécuriser la tenue de l’appareil, le constructeur a recouvert l’arrière des poignées d’un revêtement texturé. Si cette surface empêche efficacement les doigts de glisser durant les sessions intenses, elle est aussi sujette aux traces sur les modèles clair, le blanc de notre modèle de test en l’occurence. Attentions à bien se laver les mains.

Le choix des matériaux soulève également quelques questions. La coque est intégralement moulée en plastique ABS. Cela permet d’obtenir un poids contenu pour un accessoire aussi volumineux, ce qui évite d’alourdir inutilement la console. En contrepartie, ce plastique manque de densité et fait assez cheap. En main, la sensation s’avère nettement moins noble et donne un aspect plus économique que ce que propose Nintendo avec ses Joy-Con 2 ou la manette Switch Pro officielle.
Sur le plan de l’assemblage, l’intégration sur la trame de la console est globalement propre. La manette s’aligne de manière plane à l’arrière, même si l’on remarque une petite lèvre surélevée sur la façade avant qui casse l’alignement parfait.

La grande nouveauté de cette manette, c’est qu’elle épouse le nouveau système d’accroche magnétique de la Switch 2. On a un enclenchement ferme, mais aussi un tout petit jeu induit par la largeur des manettes.
Enfin, la Nyxi Hyperion 3 se destine prioritairement aux mains moyennes à grandes. Les joueurs ayant de petites mains ou les enfants risquent de trouver les commandes trop éloignées et l’ensemble bien trop massif. Et ce n’est pas mieux quand on se partage les manettes pour du multi en local.

Par rapport aux alternatives du marché, la Hyperion 3 boxe dans la même catégorie que la Mobapad M12 HD. Cette dernière est en revanche plus compacte. Elle siéra mieux aux petites mains. Il y a aussi les grips simples qui englobent les Joy-Con 2, comme ceux livrés avec ma coque JSAUX et sur lesquels je reviens souvent pour leur confort de prise en main et la praticité de transport.
Oui parce que la Switch 2 ne rentre plus dans n’importe quelle pochette avec l’Hyperion 3. Il faut en prendre une compatible ou ranger la manette de Nyxi à côté et brancher ses Joy-Con de base à la console. C’est ce que je fais, ça me permet d’avoir quatre manettes pour un Mario Kart à la volée.
Les sticks
Nyxi intégre des joysticks de taille normale. Leurs dimensions et leur hauteur dépassent celles des sticks d’origine de la Nintendo Switch 2, mais aussi celles de la manette officielle Nintendo Switch Pro Controller.
Ils sont montés sur des capteurs magnétiques à effet Hall sans contact physique direct. Cette conception limite l’usure mécanique et limite fortement l’apparition du drift. C’est donc mieux que les Joy-Con 2 qui ne sont pas protégés contre ce problème. En revanche, Mobapad fait mieux en utilisant pour sa part la technologie TMR sur sa M12 HD, plus précise et plus économe en énergie, mais plus onéreuse. D’ailleurs, on la retrouve sur la nouvelle manette de Nyxi qui sort le 30 août 2026 : l’Hyperion 3 Ultra.

En matière de prise en main, la hauteur supplémentaire augmente l’amplitude de mouvement. On gagne en précision de visée et un meilleur contrôle de la caméra qui m’a bien aidé dans mes sessions d’Alan Wake. Le haut des capuchons reçoit un revêtement texturé caoutchouté qui offre une sensation similaire aux sticks des DualShock 4 et DualSense. En revanche, le placement des sticks est décalé comme sur une manette Xbox, ce qui me paraît plus agréable à l’usage bien que le stick droit aurait pu être installé un poil plus haut.
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Enfin, après plus d’un mois d’utilisation, aucun drift à déplorer (logique) ni grincement ou blocage, les sticks répondent toujours aussi bien.
Les boutons
Pour piloter la Switch 2, NYXI a choisi des composants mécaniques sur l’ensemble de ses commandes principales. Les boutons de façade ABXY font appel à des micro-switchs Kailh réglés sur une force d’activation de 60 gf. Ils se caractérisent par une course très courte avant le clic physique, précédée d’une très légère sensation de souplesse. Seul reproche, le bruit émis. Il est plus aigu que celui des Joy-Con 2 et peut être embêtant dans un environnement calme, pour ma part quand je me couche à côté de ma femme.
Il en va de même pour les gâchettes ZL/ZR ainsi que les boutons de tranche L/R qui adoptent les mêmes interrupteurs Kailh. En revanche, j’apprécie leur grande réactivité.
Concernant la croix directionnelle, elle repose quant à elle sur des micro-switchs mécaniques affichant une force d’activation de 120 gf. Sa particularité vient de sa modularité : le composant est livré avec deux caches interchangeables, à savoir une croix traditionnelle à quatre branches et un disque circulaire creux rappelant la croix de la manette de la Xbox Series X : elle est juste parfaite pour les jeux de versus fighting.
Boutons supplémentaires
Au dos des poignées, Nyxi installe deux boutons programmables (GL et GR) équipés d’interrupteurs tactiles réglés à 160 gf. Ces commandes arrière permettent d’enregistrer une touche unique ou des macros. C’est une super idée, mais malheureusement elle n’est pas portée à fond. Il est ainsi impossible d’attribuer une touche de la moitié droite (comme le bouton A) sur la palette arrière gauche (GL), et inversement, la programmation restant strictement isolée sur chaque bloc. Dommage puisque la concurrence le propose (Mobapad pour ne pas les citer).

Mode Turbo
L’équipement est complété par un bouton de capture, le bouton Home (qui fonctionne à distance pour réveiller la console), un bouton d’accès rapide au GameChat et un bouton Turbo « T » présent sur chaque bloc.
Ils permettent de configurer des actions en rafale sur l’ensemble des boutons de façade, des gâchettes, des tranches et des boutons arrière.

Au-delà de la répétition rapide de touches, le bouton « T » fait office d’outil central pour la configuration physique de la manette sans passer par l’application sur smartphone
En combinant la touche « T » avec les sticks ou les boutons, on peut ajuster l’intensité des vibrations ainsi que l’éclairage RGB.
Seul reproche, il faut revenir régulièrement à la notice (pas très bien faite) pour se remémorer les commandes idoines pour tel ou tel réglage.
Vibrations
Abordons un point qui fâche. L’Hyperion 3 possède deux moteurs pour les vibrations. Pas de vibrations HD ici. Nyxi utilise des moteurs asymétriques à rotor traditionnels. Aussi, la manette s’appuie sur une vibration mécanique classique et fait totalement l’impasse sur les technologies haptiques modernes.
On peut régler l’intensité sur trois niveaux, plus la désactivation, mais même réglée sur l’intensité la plus basse (30 % ou niveau 1), la réponse physique demeure brute et disproportionnée, au point de déplacer la manette seule sur une table lors des secousses. Et ça s’accompagne d’un bruit mécanique particulièrement fort, dû à la coque en ABS notamment. J’ai l’impression de reprendre une manette de Xbox 360. J’ai rapidement désactivé cette option. Sur ce point, Nyxi ne parvient pas à la cheville d’une paire de Joy-Con 2. Un aspect qui semble avoir été corrigé sur l’Hyperion 3 Ultra.

Éclairage RGB
L’Hyperion 3 intègre un système d’éclairage LED réparti sur deux zones distinctes de chaque manette : un anneau lumineux entourant le joystick analogique et une bande verticale positionnée à côté.
L’éclairage propose huit teintes unies prédéfinies ainsi qu’un mode arc-en-ciel appliqué par défaut. Les anneaux entourant les sticks s’ajustent en mode statique, en mode respiration ou se désactivent totalement. La gestion visuelle s’effectue de manière indépendante entre les deux blocs : l’utilisateur peut appliquer une couleur bleue sur le côté gauche et du rouge sur le côté droit pour composer une esthétique bicolore. L’intensité lumineuse s’ajuste sur trois niveaux.

Cet éclairage apporte un style typé « gamer ». Les bandes verticales en façade servent de repère visuel pour contrôler le niveau de la batterie ou vérifier l’attribution du numéro de joueur, deux bonnes fonctionnalités visuelles.
Dommage qu’il soit impossible de paramétrer les couleurs et l’intensité de ces bandes qui restent soit oranges soit vertes en fonction du joueur. Trop vives de nuit, il m’arrive de les couper, mais ce faisant, c’est tout le RGB de la manette qui s’éteint.
Connectivité et batterie
L’Hyperion 3 s’appuie sur une double connectivité. Lorsqu’elle est utilisée à distance de la console, la manette communique en Bluetooth. D’ailleurs, elle peut tout aussi bien être utilisée sur PC, Android ou iOS.
Une fois branchée à la Switch 2, elle s’associe physiquement grâce à sa liaison magnétique filaire directe. Le système d’exploitation reconnaît la manette de manière native sous la forme d’une paire de Joy-Con officiels.
Pour assurer l’alimentation électrique, chaque bloc embarque une batterie indépendante d’une capacité de 600 mAh. L’autonomie réelle s’établit entre 6 et 10 heures selon qu’on utilise ou non le RGB et les vibrations. C’est plutôt court quand on sait que les manettes officielles tiennent 20 heures avec des batteries de 500 mAh. Idem pour la charge, c’est près de 5h chez Nyxi, contre 3h30 chez Nintendo.

Heureusement, Nyxi propose trois méthodes pour recharger sa manette : le branchement direct sur les glissières de la Switch 2 en mode portable, l’utilisation de ports USB-C situés à la base de chaque moitié, ou le raccordement via le port USB-C intégré au pont central fourni dans la boîte.
Et ces ports USB-C font toute la différence par rapport à une paire de Joy-Con. Eux sont démunis lorsqu’ils sont ôtés de la console, le support de base officiel n’étant que passif. Là, on peut charger ses manettes pour jouer en mode docké en permanence.

Des options manquantes
Enfin, impossible de ne pas évoquer les fonctions oubliées par Nyxi. Malgré le soin apporté à l’Hyperion 3, elle fait l’impasse sur le NFC. Impossible avec elle de scanner des figurines ou des cartes Amiibo directement depuis les sticks ou le châssis. Si vous utilisez régulièrement cette fonctionnalité, vous devrez repasser sur des manettes officielles.
Ensuite, c’est la fonction mise en avant par Nintendo aussi qui est absente : le mode souris. Elle n’a pas de capteur optique et ne peut donc pas être utilisée comme une souris, notamment dans les FPS, comme Metroid Prime 4.
Mais Nyxi n’a pas dit son dernier mot. Ces deux fonctions apparaissent sur l’Hyperion 3 Ultra dont la sortie est fixée au 30 août.

Prix et disponibilité
Nyxi a lancé l’Hyperion 3 début 2026. Ses stocks ont rapidement été épuisés. Il a fallu attendre quelques mois pour pouvoir remettre la main dessus. C’est là que j’ai pu avoir un exemplaire.
Lancée à 146 euros, elle est à 103 euros sur le site officiel de Nyxi. Sur Amazon, elle est actuellement à 93 euros et tombe à moins de 60 euros sur Aliexpress.
Cette dernière solution est la plus économique, mais si vous souhaitez une expérience plus aboutie, je vous inviterais à regarder du côté de l’Hyperion 3 Ultra. Si je m’en tiens à sa fiche technique, elle corrige beaucoup des points négatifs de sa petite soeur :
- sticks TMR
- retour haptique HD2
- Mode souris
- Compatible NFC
Et si vous craignez qu’elle soit trop volumineuse, il reste l’option Mobapad M12 HD, plus compacte.