l'essentiel Le champion de France Monaco, qui demandait à la Fédération française de basket-ball de réexaminer son refus d'engagement en première et deuxième division, a une nouvelle fois été débouté, a-t-on appris dimanche 30 août auprès du club, et est donc proche de la sortie du monde professionnel.

Le feuilleton à rebondissements qui s'étire depuis deux mois est tout proche de son épilogue après la décision, communiquée dimanche 30 août par le club à l'AFP, du bureau fédéral de refuser la demande qu'il a formulée comme un dernier souffle de vie vendredi. Après la décision du gendarme financier de la Ligue nationale début juillet de ne pas l'engager dans ses championnats pour raisons financières, confirmée par la chambre d'appel de la Fédération, l'ASM avait saisi le Comité national olympique et sportif français (CNOSF).

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Nouvel échec après lequel elle avait vendredi demandé au bureau fédéral un "réexamen du dossier" en urgence en raison de nouveaux éléments sur la table. Soit l'entrée au capital "d'un industriel européen" qui se serait "engagé à mobiliser 10 millions d'euros au titre de l'exercice 2026-2027" et le "désendettement total du club", dont le compte bancaire a par ailleurs, selon lui, été suffisamment abondé. Une requête rejetée par le bureau fédéral donc, a indiqué le club à l'AFP, confirmant une information de Nice-Matin. Il n'envisage par ailleurs pas dans l'immédiat de saisir le tribunal administratif comme il en a encore la possibilité.

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Un nouveau départ en troisième division ?

Ainsi semble s'achever, deux mois après un quadruplé historique en France (Championnat-Coupe de France-Leaders Cup-Supercoupe), au moins provisoirement l'aventure dans le monde professionnel de Monaco, qui pourrait repartir au mieux en troisième division. Contacté dimanche, Me Xavier Le Cerf-Galle, l'avocat du club, a toutefois indiqué à l'AFP que "des réunions importantes sont programmées lundi et mardi en Principauté pour définir les contours de la refondation de l'AS Monaco Basket à très court et moyen terme afin de revenir dès que possible, au plus haut niveau. Quoi qu'il soit précisément décidé, il y aura du basket de haut niveau à Monaco", a-t-il assuré.

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La Roca Team est parvenue, en quelques années, à remporter trois titres de champion de France (2023, 2024 et 2026), deux Coupes de France (2023 et 2026), et atteint à deux reprises (2023 et 2025) le Final Four de l'Euroligue, ce qu'aucun club du championnat n'avait fait depuis 1997 (Asvel). Ceci grâce aux fonds de l'homme d'affaires russo-hongrois Aleksej Fedoricsev, qui l'a dotée d'un budget record (38,7 millions d'euros la saison passée) et d'un effectif jamais vu pour un club français (Mike James, Elie Okobo, Matthew Strazel, Alpha Diallo, Daniel Theis, Nikola Mirotic, Jaron Blossomgame) avant de connaître d'énormes difficultés financières.

Proche de la faillite début 2026, en proie à des menaces de grèves (parfois mises à exécution) de ses joueurs, l'ASM ne l'a évitée que grâce au secours de l'État monégasque, qui lui avait prêté 24 millions d'euros via la Société nationale de financement (SNF). Depuis, le club de la Principauté était à la recherche d'un nouveau propriétaire.

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Un réveil tardif

Après avoir longtemps misé sur un projet de reprise mené par l'ancien joueur NBA Jamal Mashburn et son fonds d'investissement Helen Holdings, qui du 12 au 19 août était même entré en négociation exclusive, la direction monégasque a dû changer son fusil d'épaule une fois qu'elle a compris que les fonds promis ne seraient jamais versés. Le 25 août, Monaco est donc passé devant le CNOSF sans offrir de nouvelles garanties financières et en présentant un budget amputé de plusieurs millions d'euros.

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Un deuxième projet très tardif, élaboré par le Monégasque Romain Goiran, et l'investisseur français Benjamin Erisoglu, s'était fait connaître, sans apporter à temps les pièces nécessaires. Au final, un troisième projet est donc finalement sorti des cartons. Mais, là encore, trop tard : le CNOSF ne pouvait s'appuyer que sur le dossier présenté le 31 juillet devant la chambre d'appel de la Fédération.

En l'état actuel, Saint-Quentin serait repêché en Elite pour la saison à venir et Monaco ne pourrait pas disputer l'Eurocoupe, deuxième compétition européenne. Celle qu'il avait remportée en 2021 pour s'ouvrir les portes de l'Euroligue et entrer dans une nouvelle dimension.