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Même si la plupart des habitants des communes les plus touchées par l'incendie en Gironde ont pu regagner leur logement vendredi, les pompiers restent en première ligne et réalisent un travail minutieux pour étouffer les foyers restants.

Radio France

Publié le 02/08/2026 06:47

Temps de lecture : 2min

Un pompier en action près de Lège-Cap-Ferret (Gironde) le 1er août 2026 (MARTIN TROADEC / RADIO FRANCE)
Un pompier en action près de Lège-Cap-Ferret (Gironde) le 1er août 2026 (MARTIN TROADEC / RADIO FRANCE)

En Gironde, la situation s'améliore chaque jour un peu plus sur le front de l'incendie. Près de 90% des personnes évacuées ont pu regagner leur foyer. Le feu est désormais fixé, c'est-à-dire qu'il ne progresse plus. Pour autant, il est loin d'être éteint. Quelques points chauds subsistent, notamment dans les zones les plus escarpées, comme au pied des dunes, au bord de l'océan sur la commune de Lège-Cap-Ferret.

L'adjudant-chef Zaia a approché son camion de 13 tonnes "au plus près". Coincé entre les dunes, il est calé entre deux arbres d'une étroite forêt de petits pins. "Ce sont des zones qui sont un peu escarpées, compliquées d'accès. Il y a des dévers et puis il y a des racines, des souches... On peut crever", explique -t-il. D'ailleurs, c'est ce qui est arrivé à un premier camion.

Impossible donc pour le sien d'aller plus loin. Les pompiers font les 100 mètres restant à pied, en tirant la lance. "On a un tronc d'arbre qui se consume au-dessus de la dune. Il est presque inaccessible. Là, à l'instant, il y avait des petites flammes qui repartaient, montre le responsable. On va le noyer pour pas qu'il y ait de reprise".

Ce travail de surveillance et d'interventions ponctuelles va durer plusieurs jours (MARTIN TROADEC / RADIO FRANCE)
Ce travail de surveillance et d'interventions ponctuelles va durer plusieurs jours (MARTIN TROADEC / RADIO FRANCE)

La souche, fumante, est en "limite de vert", comme disent les pompiers, c'est-à-dire à la lisière entre la forêt brûlée et la partie encore intacte. Vigilance et fine observation sont de mise pour l'adjudant-chef : "Si c'est dans le brûlé, déjà brûlé, il n'y a pas de vert autour, donc ce n'est pas trop gênant. Il faut qu'on traite pour que, s'il y a un coup de vent, ça ne reparte pas dans le vert".

Les pompiers arrosent le tronc avec une épaisse mousse blanche qui leur "permet d'étouffer le feu. On fait une couche, on supprime l'air", explique l'adjudant-chef Zaia. "On rajoute un produit dans l'eau qui permet d'être plus efficace pour l'extinction", précise un membre de l'équipe. La manœuvre fonctionne, la souche est rapidement éteinte. Sauf qu'à quelques dizaines de mètres derrière, un nouveau petit foyer se réactive.

La zone est nettoyée mais il va falloir poursuivre ce travail de fourmis pendant plusieurs jours, tout le long des dunes, avec l'aide des hélicoptères bombardiers d'eau. Impossible d'utiliser les Canadair. Dans ces zones escarpées et broussailleuses, les pilotes n'ont pas assez de visibilité pour réaliser leur largage en toute sécurité.