Lors d'un événement caritatif organisé par l'amfAR (American Foundation for AIDS Research, l'une des plus importantes fondations mondiales pour le financement de la prévention et de la recherche médicale contre le sida, NDLR) à Venise le 6 septembre, Pamela Anderson a livré un témoignage poignant sur son parcours avec une maladie qui a marqué sa vie.

Guérie depuis 2015, l'actrice iconique des années 1990 et 2000 a confié l'impact profond du diagnostic reçu voilà près de 25 ans. 

Lorsque le diagnostic a été confirmé au début des années 2000, après un simple bilan sanguin, l'actrice qui a incarné pendant quatre saisons la sauveteuse C.J. Parker dans la série culte Alerte à Malibu a appris que sa vie était en danger. Elle a rapporté ce que lui avait annoncé son médecin à l'époque : « À la fin des années 90, on m'a diagnostiqué l'hépatite C. Il n'y avait pas de remède, c'était une condamnation à mort. C'est ce que m'a dit mon médecin : il me restait dix années à vivre. Je suis sûre que ça a influencé, voire corrompu, mes décisions. Pas par peur de la mort, mais par peur de ce qui arriverait à mes jeunes enfants. Ça a bouleversé ma vie. »

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Un traitement coûteux

Pendant longtemps, la situation semblait sans issue pour l'actrice canadienne. Alors qu'elle attendait une avancée médicale en compagnie de son mari d'alors, l'acteur Tommy Lee, tous deux touchés par la maladie, une thérapie a finalement émergé.

Bien qu'étant privilégiée pour accéder aux nouveaux traitements à titre expérimental, Pamela Anderson a dû tout de même mobiliser ses ressources financières pour bénéficier de cette solution : « Il y a enfin eu un traitement. J'ai été chanceuse, on me l'a proposé dès ses premières phases, mais il a fallu sortir tout ce que j'avais sur mon compte en banque pour me le permettre, puisque ce n'était pas encore couvert par l'assurance. Mais j'ai ressenti une grande culpabilité à l'idée que d'autres ne puissent pas y avoir accès. »

« C'est précisément mon expérience qui m'a poussée à avancer »

Présente à la Mostra de Venise pour la promotion de son film Place to be, où elle tient le rôle principal, l'ex-compagne d'Adil Rami recevait une distinction honorifique de la fondation amfAR pour son courage. Cependant, elle a souligné que sa lutte ne s'était pas terminée avec la disparition du virus.

Les séquelles psychologiques se sont avérées aussi tenaces que la maladie elle-même : « Je suis reconnaissante de pouvoir dire que je suis guérie de l'hépatite C. Mais j'ai longtemps continué de ressentir la honte et la culpabilité (...) Tout comme quand j'ai été agressée sexuellement quand j'étais enfant, j'avais l'impression que c'était inscrit sur mon front : "Chose cassée". Et c'est comme ça que je me suis considérée. Je ne pense pas m'être jamais remise de cette nouvelle. »

Au fil des années, Pamela Anderson a entrepris un travail de réconciliation avec son passé médical, s'exprimant notamment via le cinéma. 

Réfléchissant à son parcours, elle a déclaré : « J'ai beaucoup réfléchi à ce discours, et je me suis dit que je n'avais aucune envie de regarder en arrière, qu'il fallait aller de l'avant. C'est précisément mon expérience qui m'a poussée à avancer, et j'espère qu'elle pourra inspirer d'autres personnes. »

Qu'est-ce que l'hépatite C ?

L'hépatite C est une inflammation hépatique provoquée par un virus et transmise par contact avec du sang contaminé.

Bien que potentiellement grave, elle peut être traitée efficacement avec des antiviraux qui permettent la guérison dans plus de 95 % des cas lorsque la maladie est détectée tôt.

Depuis 2014, des traitements curatifs permettent une guérison en 8 à 12 semaines.