Politique. « Colère, honte, suites judiciaires »... : ce qu'il faut retenir de l'allocution d'Emmanuel Macron
- Accueil
-
Politique
-
« Colère, honte, suites judiciaires »… : ce qu’il faut retenir de l’allocution …
Au lendemain des violences et pillages massifs en marge des manifestations du 17 octobre, le président de la République est sorti de son silence, ce dimanche, au cours d'une allocution télévisée diffusée à 20 heures. Voici ce qu'il faut en retenir.
La rédaction -
Aujourd’hui à 20:24 | mis à jour aujourd’hui à 20:47
- Temps de lecture :
L'annonce de la prise de parole d'Emmanuel Macron avait été faite à la mi-journée : au lendemain des violences et pillages massifs en marge des manifestations du 17 octobre, le président de la République est sorti de son silence, ce dimanche, au cours d'une allocution télévisée diffusée à 20 heures.
Auparavant, le chef de l'Etat avait réuni dans l'après-midi au Palais de l'Elysée le Premier ministre et les ministres du gouvernement concernés, alors que l'exécutif se retrouve sous la pression des oppositions et de certains maires concernant la gestion des manifestations de samedi. Voici ce qu'il faut retenir de cette prise de parole solennelle, face caméra.
L'allocution a duré une petite dizaine de minutes. Photo Sipa
« Nous ressentons tous ce soir de la colère, de la honte »
Le président a tout d'abord condamné les violences survenues samedi, parlant d'un « moment d'extrême gravité ». « Comment des Français peuvent-ils faire ça à la France ?, a-t-il interrogé. « Rien ne le justifie, rien ne l'explique, rien de l'excuse ». Et d'insister : « Nous ressentons tous ce soir de la colère, de la honte ».
Le président a aussi exprimé son soutien aux forces de l'ordre, ainsi qu'aux maires, aux blessés, aux commerçants et artisans qui ont subi les conséquences de ces violences. « Ils ne seront pas laissés seuls », a-t-il promis. « Le gouvernement leur apportera des réponses. »
Des « suites judiciaires à la hauteur »
Emmanuel Macron a en outre souhaité des « suites judiciaires à la hauteur », après les scènes de chaos survenues un peu partout en France. « La plus grande fermeté a été demandée », « le suivi judiciaire doit être exemplaire », « ceux qui ont détruit doivent payer, ceux qui ont pillé doivent rembourser », a-t-il appuyé.
A ceux qui demandent des éclaircissements sur la stratégie du maintien de l'ordre, le président a promis que « toute la transparence sera faite ». Il a annoncé aussi que les préfets « prendront les décisions » « pour protéger nos villes », « y compris en allant jusqu'à interdire » certains rassemblements.
Des « revendications légitimes » des manifestants
Puis, le président est revenu sur les « revendications légitimes » des manifestants, que nous ne devons pas les confondre avec ceux qui ont pillé ». « Je comprends leurs inquiétudes », a-t-il redit, rappelant ses « initiatives sur le carburant ». « Je poursuivrai ces actions, le gouvernement fait le maximum pour le pouvoir d'achat », a-t-il assuré. Emmanuel Macron n'a pas oublié « la jeunesse », assurant qu'il « comprend les lycéens et les étudiants ».
« Oui au dialogue, non à la violence »
Au final, Emmanuel Macron a appelé « chacun à prendre ses responsabilités », encourageant les « partis politiques, organisations professionnelles et syndicales à condamner sans ambiguïté » les violences. Nous sommes à six mois de l'élection présidentielle, a-t-il rappelé et « notre pays mérite une belle élection », des débats « avec les partis et non pas dans la rue, par la violence ». « Il faut s'expliquer dans le respect, jamais dans le désordre et dans la casse », a-t-il ajouté. « Oui au dialogue, non à la violence quelle qu'elle soit. »
Au total, cette allocution a duré une petite dizaine de minutes.