Ségolène Royal, Raphaël Glucksmann, Olivier Faure, Emmanuel Maurel et Jérôme Guedj ont participé, mercredi soir, sur LCI, au premier débat de la primaire de la gauche. Les candidats se sont opposés sur les sujets internationaux et l'idée d'une alliance avec La France insoumise.

Par Nicolas Piquet Publié le jeudi 24 septembre 2026 à 07:30

Cinq candidats et plus de trois heures d'échange. La primaire sociale-démocrate est entrée dans le vif du sujet, mercredi 23 septembre, sur LCI. Olivier Faure, Raphaël Glucksmann, Ségolène Royal, Jérôme Guedj et Emmanuel Maurel étaient réunis pour la première fois sur un même plateau. Il y a d'abord eu un certain consensus sur les aides ciblées renforcées pour le carburant, le plafonnement des marges, l'augmentation des salaires, la taxation des plus riches ou encore sur la santé, le logement et le travail. L'unité affichée au départ s'est rapidement fissurée.

La première fissure est apparue sur les sujets internationaux. Ségolène Royal est mise en difficulté sur l'Ukraine, avant une sortie sur Israël et la situation à Gaza : "Il faudrait plus de voix israéliennes et juives pour dire que ce qui se passe est absolument intolérable, parce que c'est ça aussi qui va freiner la montée de l'antisémitisme." Jérôme Guedj dénonce une "injonction incroyable" et s'insurge : "Dire que c'est aux Juifs de se justifier du gouvernement israélien, c'est essentialiser les choses."

Partagés sur une possible alliance avec LFI

L'ambiance vole en éclats sur la question d'une alliance avec La France insoumise. Impossible pour Raphaël Glucksmann et Jérôme Guedj, contrairement aux trois autres. "Il y a des gens qui ont fait plutôt le choix pour l'instant de Jean-Luc Mélenchon, et il faut les ramener vers nous, mais si vous leur dites qu'ils sentent mauvais, ils ne viendront jamais", déplore Olivier Faure. "Il n'y a pas de gauches irréconciliables", martèle le premier secrétaire du Parti socialiste. Raphaël Glucksmann lui répond : "Il n'y aura pas d'alliance aux législatives avec la France insoumise et vous savez quoi ? On gagnera plus de sièges comme ça."

À écouter

France Inter

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Emmanuel Maurel, candidat le moins connu qui s'est d'ailleurs révélé tout au long du débat, conclut cet échange un brin dépité : "On a des valeurs communes, c'est dommage que ça finisse comme ça."

Le prochain débat de la primaire sociale-démocrate aura lieu jeudi 1er octobre, sur France Inter et France 2. Les militants seront appelés à voter les 9 et 10 octobre, puis les 16 et 17 octobre.