Premier gros test pour les handballeuses niçoises, ce jeudi soir à Charles-Ehrmann (20h) face à Saint-Amand en D1 féminine (2e journée)
Débuter le championnat, en s’imposant de 10 buts à l’extérieur, est forcément un signal fort, envoyé aux supporters comme à la concurrence.
Dissipe éventuellement quelques malentendus. Mais en dit aussi beaucoup sur l’état d’esprit d’un groupe.
Quand bien même la performance des Aiglonnes, samedi à Saint-Maur, mérite d’être relativisée, de l’avis même de leur entraîneur, Sébastien Mizoule.
« La Stella, qui a eu bien du mal à se maintenir la saison dernière, n’a pas un effectif d’une énorme densité et de surcroît, leur meilleure joueuse était absente. Alors, oui, il faut y mettre de la nuance… »
D’autant plus qu’à ses yeux, malgré l’ampleur du score, la leçon n’a pas été conjugué au plus-que-parfait face à la Stella.
Certes, l’homme dit avoir apprécié « le sérieux » de ses joueuses, se félicite de les avoir vues toutes « aussi investies » et réussir à « faire le taf », mais le déchet noté dans le secteur offensif est de nature à le chagriner. « On joue bien au hand, c’est une certitude, mais je pense en effet qu’on aurait dû être bien meilleur dans les duels tireur-gardien. »
Un axe de progression déjà clairement identifié durant la préparation, mais sur lequel Mizoule a donc remis l’accent ces derniers jours.
Dans une ambiance studieuse, certes, mais forcément plus légère que si le scénario en terres franciliennes avait accouché de quelques sourires en moins...
L’effectif quasi au grand complet
En tout cas, il le sait. Pour cette première à Charles-Ehrmann, il faudra faire grimper tous les curseurs.
L’adversaire est cette fois d’un tout autre calibre. « Saint-Amand, c’est un club qui joue l’Europe cette année et qui voudra sûrement rattraper ses premiers points perdus à domicile. Contre Strasbourg, c’était le jour et la nuit par rapport à ce qu’on avait pu voir en finale de la Tigers cup (perdue par l’OGC Nice 29-26, fin août à Saint-Vallier). On s’attend donc à un gros match, face à une équipe revancharde. Et il faudra de la rigueur, être capable de mieux défendre encore, et évidemment se montrer plus efficace face aux buts. »
Pas de quoi, toutefois, effrayer un collectif qui s’est qualitativement étoffé ces derniers mois. « Aujourd’hui, les jeunes du centre de formation sont une vraie alternative dans les rotations, et ne sont pas des bouche-trous. Elles ont le niveau pour concurrencer les pros. Et ça offre d’autres options ».
Malgré un léger doute sur la participation de Manon Gravelle (contracture au mollet), l’OGC Nice pourra compter sur tout son effectif.
En dehors, évidemment, d’Hanna Ahlén, en phase de reprise après son opération.