Présidentielle 2027. Gabriel Attal en meeting à Lyon samedi pour tenter de rebondir
L’ancien Premier ministre sera en meeting samedi à Lyon. En pleine crise des lycées, le candidat Renaissance pour la présidentielle parlera à la jeunesse, tout en tentant d’impulser une dynamique à sa campagne.
Nathalie Mauret -
Aujourd’hui à 07:30
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Gabriel Attal a choisi Lyon (Rhône) pour son premier meeting régional, samedi 10 octobre. La date est cochée depuis longtemps sur le calendrier. Mais en pleine révolte des lycées, l’ancien Premier ministre, qui a également été quelques mois à la tête du ministère de l’Éducation, prendra la parole pour donner des perspectives à la jeunesse qui manifeste son malaise. Le plus jeune des candidats à la présidentielle (37 ans) en profitera pour faire quelques propositions, et tenter de se démarquer de la politique menée depuis la dissolution. 2024 est en effet un marqueur pour Gabriel Attal : dans toutes ses prises de parole, il signale qu’il y a un avant et un après, pour mieux s’éloigner d’Emmanuel Macron dont il connaît le rejet dans l’opinion, mais à qui il doit sa carrière.
À Lyon, il tentera d’impulser « un pacte pour la jeunesse ». « Nous sommes face à une génération qui ne rêve plus pour elle et pour le pays », constate-t-il. Il veut donc lui donner des perspectives. « Il faut se remettre à rêver de conquête pour le pays », dit-il. Même si l’électorat jeune est largement capté par La France insoumise, Gabriel Attal n’est pas pour autant rejeté par la jeunesse. Une enquête Verian le plaçait cet été en tête des personnalités politiques avec laquelle les 18-24 ans voulaient le plus partir en vacances, loin devant Édouard Philippe, son rival du bloc central, et Jean-Luc Mélenchon.
Un bloc central atone
Mais partir en vacances n’est pas glisser un bulletin dans une urne présidentielle. Gabriel Attal est lucide sur son manque de dynamisme. « Tout le monde est sur un plateau baissier à part Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen », se rassure son entourage, qui pointe que « personne n’incarne un début d’espoir pour 2027 », ciblant Édouard Philippe.
Le meeting lyonnais inversera-t-il la tendance, une semaine après la proposition de Gabriel Attal d’une primaire du centre élargi à laquelle personne n’a répondu ? « Au moins, j’essaie de construire un rassemblement », plaide le candidat Renaissance. Ce dernier va donc continuer à faire des propositions. Certaines sont radicales et c’est assumé, comme celles sur les retraites où il s’est positionné pour un système sans âge légal. L’équipe du candidat a théorisé le besoin de changement, d’où quelques marqueurs très radicaux de la part de Gabriel Attal, pur produit de la macronie. Mais ses proches estiment aussi que le pays a besoin d’apaisement. C’est finalement, une autre forme d’« en même temps ».