La campagne pour la présidentielle d'octobre est officiellement ouverte au Brésil. Les deux principaux candidats, le président sortant Lula et son adversaire de droite, le fils de l'ancien chef de l'État Jair Bolsonaro, ont lancé leur campagne ce dimanche 16 août.

Publié le : 17/08/2026 - 00:43Modifié le : 17/08/2026 - 00:43

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Avec notre correspondant à Sao PauloMartin Bernard

À moins de deux mois du premier tour de l'élection présidentielle au Brésil, les deux principaux candidats, le président sortant Luiz Inacio Lula da Silva, et Flavio Bolsonaro, le fils de l'ex-chef de l'État d'extrême droite, Jair Bolsonaro, ont tous les deux lancé leur campagne, dimanche 16 août, depuis leurs fiefs respectifs.

Le président de gauche a ouvert les hostilités depuis la banlieue ouvrière de Sao Paulo, dans le stade de São Bernardo do Campo, où ses militants se sont massés pour l'écouter. Un lieu que celui-ci image n'a pas choisi au hasard. Pendant la dictature militaire que le pays a connu entre les années 1960 et 1980, c'est en effet depuis ce même stade que Lula avait lancé de grandes luttes syndicales.

Septième campagne

Fort de ses décennies d'expérience politique, l'octogénaire est longuement revenu sur les acquis sociaux de ses trois mandats présidentiels, dans un discours ponctué d’hommages aux femmes et à Dieu, pour lancer sa septième campagne présidentielle.

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« Il y a beaucoup de gens qui demandent : "Pourquoi est-ce que Lula veut un nouveau mandat ?". Je veux vous dire quelque chose : tant que je serai en vie, je n’arrêterai pas de me battre contre la droite », a-t-il clamé.

Challenger désigné

Face à lui, Flávio Bolsonaro, dont le père a été condamné à 27 ans de prison pour tentative de coup d’État, a lancé sa campagne depuis Copacabana. Sur un ton très offensif, l'aîné de la famille Bolsonaro a promis des réformes radicales et sécuritaires.

« Nous allons réduire les impôts, réduire la bureaucratie, mettre un terme à la corruption », a-t-il assuré. « Le Brésil va gagner parce que les gangs du PCC, le Comando Vermelho et les milices seront considérés comme des organisations terroristes. »

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Si Lula reste en tête dans les sondages, son adversaire de droite a récemment réduit l'écart. Dans ce contexte, la campagne électorale s'avère cruciale pour réussir à séduire les Brésiliens encore indécis qui pourront faire pencher la balance. Le premier tour se tiendra le 4 octobre.