Ils étaient cinq candidats pour une seule place : Raphaël Glucksman, Olivier Faure, Ségolène Royal, Emmanuel Maurel et Jérôme Guedj s’affrontaient ce week-end pour la primaire de la gauche sociale-démocrate. Les votes se sont terminés à 18 h.

Le premier tour de la primaire sociale-démocrate a pris fin ce dimanche à 18 heures. Il devait s’achever hier à 20 heures mais une cyberattaque contre le site de vote a eu raison du calendrier établi par les organisateurs. Les résultats sont tombés.

Dans l’ordre, Raphël Glucksmann a emporté 66,13 % des voix, Olivier Faure 14,48 %, Ségolène Royal 7,62 %, Emmanuel Maurel 5,92 % et Jérôme Guedj 5,83 %. C’est donc Raphaël Glucksmann qui est désigné candidat à la présidentielle.

Ce soir nous avons gagné ensemble cette primaire. Merci à celles et ceux qui nous ont fait confiance, à toutes celles et tous ceux qui ont fait campagne avec cœur et détermination. Ce résultat dit quelque chose de puissant : une gauche fidèle à ses valeurs peut rassembler, gouverner et gagner. Elle peut parler de justice, d’écologie et de République sans renoncer à rien. Nous ne sommes pas là pour gagner une querelle à gauche. Nous sommes là pour gagner l’élection présidentielle : tourner la page du macronisme, empêcher l’extrême droite et changer la vie. Cette première place ne me donne aucun droit. Rien n’est gagné. Elle m’oblige à écouter, convaincre et rassembler davantage. Pour chercher chaque voix, ensemble. Jusqu’à la victoire en 2027.

— Raphael Glucksmann (@rglucks1) October 11, 2026

Les premières paroles de Raphaël Glucksmann :

"Je dis aux militants merci et de se préparer car une immense bataille nous attend". Voici les mots qu’ont réussi à arracher nos confrères de BFMTV à Raphaël Glucksmann avait son allocution officielle.

Lors de cette prise de parole, le candidat Place publique a déclaré que "notre famille politique peut être fière d’organiser un processus démocratique pour choisir ses candidats. La démocratie a parlé".

Sa campagne commencera bientôt. "Je serai le candidat de la justice sociale et fiscale, de la révolution écologique et de la démocratie, de la rupture avec le macronisme, de la rupture avec l’hégémonie de Mélenchon sur la gauche française, je suis le candidat qui pourra battre notre ennemi de toujours, l’extrême droite. Madame Le Pen ne sera pas à l’Élysee en mai 2027", a-t-il lancé à la foule.

"Je mesure l’immense responsabilité que cela représente", a-t-il ensuite déclaré. Selon Raphaël Glucksmann, la prochaine élection présidentielle sera "pour la France l’élection de la dernière chance, pour que la France reste elle-même, terre de justice, de liberté, de fraternité".

Raphaël Glucksmann l’a assuré : il faut se rassembler. Fédérer. "Rassembler toute la famille socialiste, de la gauche démocratique, notre véritable adversaire n’est pas dans cet espace, c’est l’extrême-droite […] Rassembler toute la famille et partir au combat ensemble".

Qui concourait ?

Cinq candidats étaient en compétition. Raphaël Glucksmann représentait Place publique, Emmanuel Maurel la Gauche républicaine et socialiste tandis que le Parti socialiste était divisé derrière Olivier Faure, Ségolène Royal et Jérôme Guedj.

Raphaël Glucksmann espérait l’emporter dès le premier tour, du fait de ses soutiens dans son propre parti, Place publique, ainsi qu’au sein du Parti socialiste. Derrière lui, Olivier Faure et Ségolène Royal faisaient figure de challengers.

La candidate qui avait atteint le second tour lors de l’élection présidentielle de 2007 était placée deuxième derrière Raphaël Glucksmann et devant son comparse du PS dans un sondage Harris Interactive publié vendredi par M6 et RTL – respectivement 33 %, 16 % et 9 % des voix.

Emmanuel Maurel et Jérôme Guedj étaient quant à eux les challengers de cette primaire. 5 % des sondés pensaient voter pour l’un, 5 % d’autres pour l’autre. 30 % enfin n’avaient pas de préférence tandis que 2 % ne s’étaient pas prononcés.

Plus de 120 000 votants

Ce dimanche, 119 515 personnes (sur 140 000 attendues au global) avaient électroniquement voté à 17 heures. Les derniers chiffres rapportent que 120 587 personnes ont voté. 120 307 ont été exprimés.

De bons chiffres certes, mais bien loin des 2,6 millions au premier tour puis des 2,8 millions lors de la primaire qui avait conduit à la victoire de François Hollande en 2012, ou même des 1,6 million et 2 millions en 2017, avec Benoît Hamon en tête.

Les militants qui ne sont pas inscrits, n’ont pas voté au premier tour mais souhaiteraient se prononcer lors du second tour ont jusqu’à ce lundi 12 octobre 23 h 59 pour s’inscrire sur la plateforme choisir2027.fr.