Primaire présidentielle socialiste: Emmanuel Maurel propose un "grand emprunt national" pour la transition écologique

Emmanuel Maurel s'exprimant à l'Assemblée nationale le 4 février 2026 - TELMO PINTO / NURPHOTO / NURPHOTO VIA AFP
Le candidat social-démocrate a proposé ce lundi un investissement massif au profit de la transition écologique, en réponse à la crise liée aux prix du gaz et du carburant.
Un grand plan d’investissement pour "redresser le pays". Invité sur Public Sénat ce lundi 21 septembre, Emmanuel Maurel s’est exprimé sur sa proposition d’emprunt national pour financer la transition écologique. "Pour redresser le pays, il faut investir massivement: au cœur de mon programme, il y a l'idée d'un grand emprunt national pour décarboner, réussir la transition écologique et réduire la fracture territoriale", a-t-il déclaré.
Pour cause, le candidat social-démocrate, membre fondateur de la gauche républicaine et socialiste, estime qu’il ne sera pas possible de "faire des boucliers énergétiques à chaque fois", comme ça avait été le cas au début de l'invasion russe en Ukraine en 2022.

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Défendant des "mesures d'urgence", avec un "plafonnement des prix" renégocié "régulièrement avec les distributeurs", Emmanuel Maurel a aussi valorisé la baisse de la TVA sur l'électricité.
"Ça coûte cinq milliards, ça fait gagner du pouvoir d'achat aux Français et puis ça donne une direction: on électrifie", a-t-il soutenu.
Un gouvernement "indifférent"?
Face à d’autres candidats comme Raphaël Glucksmann (Place Publique), Olivier Faure, Ségolène Royal et Jérôme Guedj (PS), Emmanuel Maurel a évoqué une période de crise. "C'est dur pour les gens et en même temps, pour un responsable politique, ça doit être l'opportunité pour changer de politique", a-t-il poursuivi.
Le candidat plaide en faveur d’une "démondialisation" afin de "sortir de nos dépendances", mais aussi "de la société du tout marché, du tout jetable": "Il faut un autre système, un autre modèle de développement."
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Déçu par le quinquennat de François Hollande, et "décontenancé" par Jean-Luc Mélenchon, dont il s’était un temps rapproché, Emmanuel Maurel, a estimé que le budget présenté la semaine dernière par Sébastien Lecornu n’était "évidemment pas votable". S’il n’a pas appelé à la censure du gouvernement, le candidat de gauche déplore une “forme d’indifférence”, évoquant l’effort de 54 milliards souhaité par le Premier ministre.
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