Prix des carburants : le gouvernement va dévoiler ce mardi des "nouveaux dispositifs" pour soulager les automobilistes, voici à quoi s’attendre
Le gouvernement présentera ce mardi 22 septembre à Bercy de nouvelles mesures d’aide face à la hausse des carburants, a annoncé le porte-parolat. Cette réponse intervient alors que le litre de gazole atteint le record historique de 2,41 euros en moyenne et que le SP95-E10 dépasse son pic de 2022.
Ces annonces sont attendues de pied ferme, alors que les usagers de la route se rendent à la pompe à reculons. Le gouvernement présentera mardi 22 septembre lors d’une conférence de presse de nouvelles mesures d’aide aux Français pour compenser la flambée des prix des carburants, a annoncé le porte-parolat à l’Agence France-Presse (AFP) lundi.
La conférence de presse se tiendra à Bercy à 17 h 00. Les "nouveaux dispositifs d’aide et de soutien" seront présentés par les ministres Maud Bregeon (porte-parole et Énergie), Roland Lescure (Économie), David Amiel (Comptes publics), Stéphanie Rist (Santé), Catherine Chabaud (Pêche) et Serge Papin (PME, Commerce). Ils répondront ensuite aux questions des journalistes.
"Est-ce qu’on élargit le spectre"
Selon une analyse de l’AFP des données publiques, le litre de gazole s’affiche à 2,41 euros en moyenne, un plus-haut historique. Le SP95-E10, carburant le plus vendu en France, dépasse lui aussi depuis plus de dix jours son pic de 2022, à plus de 2,17 euros.
Quelques pistes ont déjà été évoquées par l’exécutif ces derniers jours pour faire face, à l’instar de l’élargissement de l’aide pour les "gros rouleurs". Pour le moment, cette indemnité carburant exceptionnelle de 100 € est réservée aux actifs modestes contraints de réaliser de longues distances à moto ou en voiture pour aller travailler.
L’élargissement des publics éligibles et d’une augmentation de ce coup de pouce "font partie des pistes", a assuré la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon au micro de LCI dans la matinée. Une hypothèse mentionnée dans la foulée par le ministre de l’Économie Roland Lescure sur France Inter : "La question qui se pose, c’est : est-ce qu’on étend après le 1er octobre, est-ce qu’on élargit le spectre ?"
Des propositions rejetées
D’autres pistes ont, elles, été écartées d’emblée. "Ce qu’il n’y aura pas, c’est une baisse de taxe généralisée", a ainsi prévenu le locataire de Bercy. Alors qu’il est en quête de 50 milliards d’économies pour son prochain budget et se serrant au maximum la ceinture pour boucler celui de 2026, le gouvernement appelle au bon sens. "20 centimes de baisse de taxe sur le prix de l’essence, c’est presque 10 milliards d’euros, 9,1 pour être précis", rappelle Roland Lescure.
De son côté, Maud Bregeon a balayé l’idée d’une suppression du certificat d’énergie. Cette mesure, réclamée par le RN, permettrait d’économiser entre 10 et 20 centimes par litres. "Ça serait un non-sens", selon la porte-parole du gouvernement, reconnaissant que "c’est une situation extrêmement difficile pour beaucoup de Français".