"Un coup de cœur pour cette mentalité" : Bitz se confie sur son retour à Narbonne
Saga Narbonne (2/5). Parti de Narbonne il y a six ans, le deuxième ligne y fait son grand retour ! Il réalise un souhait qu’il a toujours gardé dans un coin de sa tête.
En l’emportant le barrage et la demi-finale à l’extérieur, puis la finale de Nationale, Narbonne a réalisé le même parcours que vous avec Montauban pour monter dans l’élite en 2025. Est-ce cela qui vous a motivé à muter ?
Malgré le fait qu’on jouait le samedi avec Montauban, j’ai essayé de suivre au maximum les matchs du RCN. Leur phase finale a été incroyable ! Je sais ce que les joueurs ont pu vivre et ressentir durant les phases finales, parce que nous, avec l’USM, ce qu’on a fait a été exceptionnel. Les deux parcours sont un petit peu similaires.
Comment vivez-vous votre retour dans l’Aude ?
Je suis très heureux d’être revenu à Narbonne, de retrouver ce stade, ce vestiaire, les petites habitudes que j’avais déjà quand j’étais passé par le Racing entre 2018 et 2020. J’ai eu la chance d’avoir le même vestiaire que j’avais à l’époque, et il est toujours cassé (sourire). Bien évidemment, il y a eu du changement au niveau des infrastructures, du mouvement au niveau du personnel. Mais ça fait toujours plaisir de retrouver des personnes avec qui j’ai travaillé pendant deux ans et qui sont toujours là aujourd’hui, comme des intendants ou des gens de l’administratif. Je suis d’autant plus content de revenir que la préparation se passe très bien, le groupe est bon – que ce soit sur et en dehors du terrain – même si, sportivement, il y a forcément encore du boulot.
Qu’est-ce qui vous a motivé à revenir ?
Quand je suis arrivé à Narbonne, j’ai adoré cette ville. J’ai eu un coup de cœur pour cette mentalité. À mon départ, je me suis dit que j’avais une carrière à faire et qu’il fallait que je continue. Mais j’avais gardé en tête l’espoir, un jour, d’essayer de revenir. Ce n’était pas prévu comme ça, mais quand Charles (Malet) et Jacques (Delmas) m’ont contacté au mois de décembre, après réflexion, ça a été très facile de me dire que le moment était venu de revenir. Je ne voulais pas louper le train.
Après une saison à une seule victoire avec Montauban, ressentiez-vous le besoin de trouver un nouveau challenge ?
Ça a été une année compliquée. Quand tu es rousté chaque week-end, mentalement, c’est raide. Et il faut repartir au boulot dès le lundi… Quand tu connais les écuries, la difficulté et l’intensité du Top14, ça a été long. Mais pour l’expérience, ça reste magnifique : tout joueur de rugby rêve de pouvoir, un jour, y évoluer. Je suis très content de l’avoir fait. Là, j’arrive dans un championnat différent. Le Top 14, ça va très vite. La Pro D2 est aussi longue, mais ça tape fort, c’est très costaud. Je reviens ici, mais je sais à quoi m’attendre !
Vous revenez avec un gros vécu de la D2 et la connaissance de l’élite. Vous considérez-vous comme un cadre de cette équipe ?
J’ai toujours eu l’habitude d’être un garçon travailleur, discret et ambitieux. Bien évidemment que je vais me servir de cette expérience que j’ai eue à l’ASBH et à l’USM pour apporter mon aide au maximum pour Narbonne. Mais je n’ai pas pour habitude de sortir du cadre et ça n’arrivera pas en revenant au Racing. Je vais garder mes petites habitudes !