Ce lundi 20 juillet, la place située face à la Maison de la truffe a des airs de marché gourmand. Pour la septième édition de la fête de la truffe d’été, producteurs, trufficulteurs et visiteurs se retrouvent autour de stands de produits locaux, de démonstrations de chiens truffiers et de chasse au précieux champignon.


L.D

Lou Dequidt

CRÉÉ LE 20 juillet 2026 • 22:00

MIS À JOUR LE 20 juillet 2026 • 22:00


Sous les yeux des spectateurs, Nana a pour mission de déterrer une truffe.
Sous les yeux des spectateurs, Nana a pour mission de déterrer une truffe.

« Allez, cherche ! », Nana, jeune chienne truffière, se précipite le museau au ras du sol. Autour d’elle, les regards se figent, suspendus à sa quête : dénicher le champignon caché sous la passerelle. Bienvenue à la fête de la truffe, au cœur d’Aups.

La truffe blanche d’été ne porte officiellement ce nom que depuis une dizaine d’années. Longtemps, le terme « truffe » lui a été refusé, de peur qu’il ne porte préjudice à la réputation de la prestigieuse truffe noire d’hiver.
La truffe blanche d’été ne porte officiellement ce nom que depuis une dizaine d’années. Longtemps, le terme « truffe » lui a été refusé, de peur qu’il ne porte préjudice à la réputation de la prestigieuse truffe noire d’hiver.

Mais attention, ici, ce n’est pas la célèbre truffe noire d’hiver qui est à l’honneur. Pour sa septième édition, place à la truffe blanche d’été. « Mais alors c’est quoi la différence entre les deux ? », se demandent Françoise et Nadège, deux amies installées sur un banc. « Son goût est moins prononcé, plus subtil, avec des notes de noisette », explique Philippe De Santis, président du Syndicat des trufficulteurs du Var. Son autre différence saute aux yeux… ou plutôt au portefeuille : là où la truffe d’hiver atteint près de 1 200 euros le kilo, celle d’été se négocie entre 250 et 300 euros.

Devant le musée de la truffe, deux producteurs ont installé sur leur étal de beaux paniers remplis de truffe blanche d’été.

Autour des quatre trufficulteurs présents, les stands de miel, fromages, jambons ou bières artisanales attirent touristes et habitués. « Demain, j’en fais un apéro entre amis : une tranche de pain, de fines lamelles de truffe, de l’huile d’olive et du gros sel. C’est comme ça que je la préfère », sourit Nadège.

Une quinzaine de stands propose des produits locaux : miel, bières artisanales, jambon, fromage...
Une quinzaine de stands propose des produits locaux : miel, bières artisanales, jambon, fromage...

Cette année pourtant, la récolte est moins généreuse. « Le printemps a été trop froid. Les nuits de mai n’ont pas permis aux sols de suffisamment se réchauffer pour que la truffe se développe », déplore Philippe De Santis. Une production plus faible, mais une qualité saluée par les professionnels. De quoi renforcer l’ambition du maire Bernard Dutrey de faire comprendre à tous qu’Aups est bien « la capitale de la truffe ». Une sculpture du champignon sur un rond-point ? Une statue de chien truffier ou de cochon ? Les idées sont sur la table. En attendant, habitants, restaurateurs et visiteurs savourent leurs tartines au beurre truffé, avec un même parfum de Provence.

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