DIRECT. Propos antisémites attribués à Jordan Bardella : "Qui peut être surpris ? L'extrême droite reste l'extrême droite", affirme le ministre de l'Europe Benjamin Haddad
Mediapart a publié lundi des messages antisémites datant de 2013 attribués à l'actuel président du RN. Il a annoncé avoir déposé plainte pour diffamation.
Ce qu'il faut savoir
Le RN tente de faire front. Mediapart a publié lundi 28 septembre des messages antisémites datant de 2013 attribués à Jordan Bardella, alors jeune militant du Front national. "Qui peut être surpris ?" Interrogé à ce sujet sur franceinfo, mardi 29 septembre, ministre de l'Europe Benjamin Haddad estime que "l'extrême droite reste l'extrême droite". "On connaît l'histoire et les racines du Rassemblement national, il n'est en aucun cas un bouclier pour la communauté juive", développe aussi le ministre. Suivez notre direct.
• Des propos antisémites consignés par écrit. Cette enquête de plusieurs mois s'appuie sur des conversations privées, que Mediapart affirme avoir pu authentifier, qui auraient été écrites par Jordan Bardella à l'été 2013, alors qu'il avait entre 17 et 18 ans. Ces échanges, dont le journal ne précise pas le ou les destinataires, retranscrivent plusieurs propos antisémites. "Les banques sont toutes détenues par des Juifs" ; "Le juif doit dominé [sic] les autres peuples, les écraser et les voler, un sioniste est forcément juif, et en profondeur", aurait écrit le futur président du RN.
• Une plainte déposée. Jordan Bardella, appelé à devenir Premier ministre de Marine Le Pen en cas de victoire du RN à la présidentielle, a annoncé sur CNews que son avocat "a déposé une plainte en diffamation". "Tout sera fait (…) pour déstabiliser la campagne" du Rassemblement national et l'"abattre politiquement", a-t-il ajouté, estimant que "soit Mediapart est à la tête de cette opération, soit Mediapart se fait lui-même manipuler par des gens qui y ont intérêt".
• Le Crif hausse le ton. "C'est une illustration des limites de la dédiabolisation du Rassemblement national", a dénoncé à l'AFP Yonathan Arfi, président du Conseil représentatif des institutions juives de France. Ce parti "n'a jamais fait partie de l'arc républicain et n'en fera jamais partie", a également commenté la Licra.