Didier Deschamps lors de la demi-finale de la Coupe du monde.

Didier Deschamps lors de la demi-finale de la Coupe du monde.

© Brian Snyder / REUTERS

Florent Barraco 13/07/2026 à 17:32, Mis à jour le 13/07/2026 à 18:18

Véritable porte-bonheur de l'équipe de France, Didier Deschamps s'était longuement confié en 2001 sur le plateau de Thierry Ardisson. Ses parents, ses premiers pas, son leadership… Il disait tout !

Il est devenu le sélectionneur de tous les Français. Didier Deschamps est en demi-finale de la Coupe du monde pour la troisième fois consécutive, la quatrième si l'on ajoute celle en tant que joueur. Un palmarès incroyable auquel pourrait s'ajouter une troisième étoile. En attendant, les interviews vérité de « DD » sont rares, le Basque maîtrisant parfaitement l'art de la communication. En 2001, à l'occasion de la sortie de son autobiographie, Deschamps était l'invité de Thierry Ardisson dans « Tout le monde en parle », disponible sur la chaîne INA Arditube. Parents, carrière, argent… Il parlait de tout.

Né en 1968 à Bayonne, Didier Deschamps a grandi dans un milieu modeste. Sa mère est vendeuse de 7 à 19 heures et son père peintre à l'aérodrome de Biarritz. « Il travaillait le week-end pour gagner un peu plus d'argent. On ne manquait de rien, mais il n'y avait pas de superflu. » Ses parents lui inculquent les valeurs de la vie et de la famille. À l'école, Deschamps est doué en maths et en physique. « J'avais une certaine facilité, mais j'ai dû m'arrêter à cause d'une incompatibilité avec le football. » Né dans une terre de rugby, il prend sa licence dans un club de foot à 12 ans. « C'est venu naturellement. J'ai joué au rugby, cela me plaisait, mais je me sentais plus à l'aise avec le ballon rond et mes camarades jouaient au foot. » Il refuse d'aller à Anglet et préfère Bayonne. « J'ai dit à mon père qu'aucun joueur n'était sorti de là-bas. Le football n'était pas un métier ; tant qu'à prendre une licence et aller dans un club, autant aller dans une équipe qui ne prend pas de raclées tous les week-ends », s'amuse-t-il.

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« C'était comme si on achetait un petit veau »

Très vite, Deschamps cultive sa haine de la défaite. « L'important n'est pas de jouer, mais de gagner. Jouer pour jouer, ça ne m'intéresse pas beaucoup. J'ai du plaisir à travers la victoire. Quand je perdais, j'étais horrible. J'avais la tête renfrognée, je faisais des crises, j'étais insupportable. Et mon fils est comme moi », explique-t-il. Un jour, il perd en Coupe d'Aquitaine. Il pleure. « J'ai horreur de la défaite. Ma maman faisait des prières à l'époque. Elle a arrêté quand mon frère est mort. Je crois au destin à 200 % », détaille-t-il, lui qui a perdu sa mère, Ginette, en plein Mondial.

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Il signe à Nantes plutôt qu'à Bordeaux. « Les dirigeants sont venus en limousine avec de grosses mallettes. Ils ont demandé à mon père : "Combien pour votre fils ?" C'était comme si on achetait un petit veau. » Après Nantes, Marseille, la Juventus, l'équipe de France, les triomphes — et malgré tout cela, une stabilité affective avec son épouse Claude et son fils Dylan. « Je suis resté avec ma femme, elle me convient. Elle est heureuse, je suis heureux. J'ai eu un avantage : avoir eu une vie avant cette Coupe du monde (1998). Beaucoup sont passés de "pas très connus" à "stars". Ça change », conclut-il.

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