Résumé

Wil Aime, vidéaste français reconnu, est accusé d’escroquerie et d’abus de confiance par un collaborateur suite à des différends financiers liés à son premier long métrage.

Sommaire

  • Wil Aime visé par une plainte

  • Le cinéaste se défend

Pendant plusieurs années, Wil Aime s'est imposé comme l'un des créateurs français les plus suivis sur les réseaux sociaux grâce à ses courts-métrages.

En 2020, le vidéaste, de son vrai nom Wilhem Oxybel, a même mis sa carrière en ligne entre parenthèses pour se consacrer à la réalisation de son premier long métrage, Who.

Le projet s'est développé dans la plus grande discrétion. Les membres de l'équipe étaient en effet soumis à des accords de confidentialité et aucune image du tournage ne devait être diffusée avant la sortie.

Lancé le 28 mai dernier au cinéma puis sur Disney+, Who a enregistré 35 000 entrées en deux jours. Le film a également bénéficié d'une bonne visibilité sur la plateforme, mais a reçu un accueil critique partagé. Et ce n'est pas la seule ombre au tableau...

Wil Aime visé par une plainte

Selon les informations du Parisien, la sortie de Who s'est accompagnée d'un litige financier. Armel Bibana, directeur artistique et costumier du film, affirme en effet ne pas avoir perçu l'intégralité de la rémunération prévue pour son travail. Il réclame à ce jour 40 000 euros et a déposé plainte pour abus de confiance et escroquerie.

Toujours selon Le Parisien, Armel Bibana indique avoir consacré plusieurs mois au projet et affirme que d'autres prestataires et fournisseurs rencontreraient également des difficultés de paiement.

"On m’a promis que je serais payé lorsque le film sortirait, sauf que je n’ai toujours rien vu venir", a notamment confié une gérante de boutique dans les pages de nos confrères.

Le cinéaste se défend

Interrogé par le quotidien, Wil Aime explique que la production, financée de manière indépendante, a rencontré des contraintes financières : "Il s’agit d’une production indépendante développée selon un modèle de financement très progressif particulièrement atypique, voire précaire. Mais par exemple, ce n’est que plus de deux ans après la fin du tournage que des accords avec Pathé et Disney ont été conclus et ont permis de finaliser le financement nécessaire à l’achèvement de la postproduction du film. Et la situation avec Monsieur Bibana fait l’objet d’un différend actuellement traité entre les conseils des parties, concernant les conditions de rémunération liées à son intervention sur le projet, il ne me paraît pas opportun d’en débattre publiquement."

L'affaire intervient quelques semaines après la sortie de Who et pourrait avoir des répercussions sur la suite de la carrière du réalisateur.

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