À l'image de la tendance wallonne, l'arrondissement de Verviers n'échappe pas à la baisse de la population scolaire. L'analyse des chiffres met en lumière une décennie de changements. Si la dénatalité explique l'érosion dans les classes maternelles, des facteurs locaux ont agi comme accélérateurs. Le décrochage est par exemple visible, au niveau de la maternelle, dans les centres urbains. Verviers enregistre une chute de 410 élèves, tandis que Dison en perd 159. La tendance se prolonge dans le primaire : Verviers cède encore 126 élèves et Dison 56. À l'inverse, des communes plus rurales progressent, à l'image de Plombières (+ 17 en maternelle, + 82 en primaire) ou de Baelen (+ 15 et + 64), et prouvent leur attractivité pour les jeunes ménages.

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Les chiffres, communes par communes, pour les maternelles, primaires et secondaires dans l'arrondissement de Verviers. ©

Toutefois, la démographie n'explique pas tout. Les inondations de juillet 2021 ont laissé des traces indélébiles. Dans les communes de la Vesdre, le départ forcé des familles s'est traduit par une perte sèche d'élèves. Pepinster illustre ce constat avec des baisses sévères : -50 en maternelle, -61 en primaire et -47 dans le secondaire. Le bilan est lourd à Limbourg aussi : -50, -91 et -43 élèves. Beaucoup de ménages, relogés dans l'urgence, ne sont certainement jamais revenus y scolariser leurs enfants.

D'autres baisses spectaculaires ont pour origine des crises internes. Le cas de Trois-Ponts est le plus marquant. Les statistiques révèlent une hémorragie dans l'enseignement fondamental : les maternelles passent de 106 à 67 élèves (-39), et les primaires s'effondrent de 180 à 105 inscrits (-75). Une fuite qui s'explique par la crise de direction qui a secoué l'établissement, poussant les parents à désinscrire leurs enfants au profit des communes voisines (Stoumont ou Lierneux). Preuve de l'impact de cette crise : le secondaire de Trois-Ponts, géré par une autre direction, affiche à l'inverse une vitalité avec + 67 élèves.

Enfin, le niveau secondaire présente un bilan très contrasté. L'attractivité des grands pôles redessine les flux scolaires. Herve s'affirme comme un aimant avec un bond de 203 élèves en dix ans. Verviers gagne 90 inscrits et Theux 86. À l'autre extrémité, les établissements du sud de l'arrondissement se vident. Spa enregistre la plus forte chute avec 207 élèves en moins dans le secondaire, suivie par Stavelot (-178) et Malmedy (-63).

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