Un verre avec Renaud Rutten : son spectacle "Quand tu seras petite" révèle l'humour, parfois cash, d'un tendre papa (vidéo)
"Quand tu seras petite", un spectacle de l'humoriste Renaud Rutten qui date d'il y a une trentaine d'années. À l'époque, il y parlait de sa nouvelle paternité, en caricaturant, avec un humour parfois corrosif, les délires les plus drôles d'un jeune papa "qui se demande s'il pourra se payer une Béhème avec les allocations familiales."
Ce spectacle avait un côté autobiographique, puisqu'alors, Renaud Rutten découvrait les joies des nuits courtes, des couches à changer et des balades en poussette.
Depuis, son bébé est devenu grand. Une grande jeune femme sur laquelle il porte le regard attendri et plein de fierté d'un père qui aspire à pouponner à nouveau.
"Quand tu seras petite a constamment évolué. Tous les 2-3 ans, je le réécris en fonction de sa vie, de ce qu'elle devient. Dans cette nouvelle version, je lui invente un bébé, qu'elle n'a pourtant pas encore. Et pour moi, un statut de grand-père auquel j'aspire de tout mon cœur."
Aller boire un verre avec Renaud Rutten, c'est la promesse de passer un sacré bon moment, entre rires et anecdotes truculentes. Et de découvrir toute la tendresse d'un papa pour sa fille devenue grande. On vous invite à découvrir cette interview complète dans notre vidéo en tête de cet article.

Sous les blagues, parfois un peu potaches, de l'humoriste à l'accent tellement reconnaissable, se cache toute la tendresse d'un père aimant.
Dès lors, lorsqu'on lui demande ce que c'est d'être papa, il avoue toute l'inquiétude par laquelle il est passé au fil des ans. "Être papa, c'est être inquiet, c'est être responsable. J'ai arrêté pas mal de choses quand je suis devenu papa. Les sports extrêmes, par exemple."
Il avoue aussi tout le plaisir de vivre l'amour d'une fille pour son père et d'un père pour sa fille. "Ça doit être la même chose entre une mère et son fils. Tu ne choisis pas, mais moi je suis ravi d'avoir eu des filles."
Il revient encore sur cette anecdote du premier petit copain rencontré par son adolescente et auquel il avait fait peur avec sa grosse moto.
Un père touchant, attachant. Que l'on ne soupçonne pas vraiment sous les airs de grande gueule de cet humoriste qui caricature depuis près de 40 ans les petites manies et les grands écarts des hommes.

Pas là pour dénoncer
Pour autant, il ne revendique pas un humour qui dénonce, que ce soit la politique ou les travers de la société. "Je laisse ça à ceux qui le font très bien, comme André Lamy, par exemple." Ses blagues, il les trouve dans son quotidien. Parfois, ce sont celles que les gens qu'il croise lui racontent. "Maintenant, j'ai un truc : si je la connais, tu me dois un verre. Et si je ne la connais pas, je t'en offre un." Et comme il connaît des milliers de blagues, il boit gratos la plupart du temps, avoue-t-il dans un grand éclat de rire.
Il ne revendique pas, non plus, de paternité sur ses blagues. Ni de droits d'auteur. "Je n'ai jamais déposé mon spectacle de blagues. Je n'ai jamais inventé une seule blague de ma vie." Il se fait plutôt le réceptacle et la caisse de résonance de tout ce qu'il entend, au bistrot du coin ou dans le train. "On est des caricaturistes de la vie."
Autre anecdote succulente, c'est cette battle de blagues improvisée sur le tournage d'un court-métrage. "Un groupe électro était en panne, plus de courant, plus moyen de travailler. On s'est raconté des blagues pendant deux heures. Finalement, les techniciens coupaient le courant, pourtant rétabli, pour que l'on continue de se marrer plutôt que de travailler."
Parmi les blagues que Renaud a racontées ce soir-là, celle de L'ours bleu, reprise ensuite par José Garcia dans le film Rire et châtiment.

Plusieurs dates en Belgique
Renaud Rutten est sur scène avec cette nouvelle version de son spectacle "Quand tu seras petite".
L'occasion pour le public de savourer son humour toujours aussi ravageur. Et pour lui de prendre plaisir à faire rire un public belge réputé bien plus facile que le public français. "À Paris, les gars sont là, sérieux, en disant 'allez, fais-moi rire'. Alors que chez nous, les gens sont plus détendus."
Au Comédie Central de Charleroi, dès à présent et jusqu'au 23 août. Son spectacle "En vrai" tourne également ces prochains mois.
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