En France métropolitaine, c’est la rentrée scolaire ce mardi 1er septembre pour plus de 11 millions d'élèves. Une période qui rime, pour beaucoup de mères de famille, avec explosion de la charge mentale. C'est-à-dire tout le travail de préparation, de planification et d'anticipation des tâches domestiques. Dans ce cas précis, des tâches relatives à la rentrée des classes. Achat de fournitures scolaires, de vêtements ainsi que les démarches administratives pour l’inscription à la cantine ou aux activités extra-scolaires de leurs enfants par exemple, tout repose quasiment sur les épaules des mères.

À quelques jours de l'ouverture des classes, cette mère de famille achète les fournitures de ses deux enfants. Une tâche qu'elle est la seule à effectuer dans son couple, et donc, la charge mentale, elle connaît bien : « Oui, au quotidien, c'est quelque chose qui est tout le temps constant chez une maman. J'ai envie de vous dire, particulièrement avant la rentrée scolaire où il faut tout acheter, il faut que tout soit prêt, il faut qu'ils aient toutes leurs affaires. Puis il y a aussi le stress de ne rien oublier ». À la question si elle est épaulée par le père, elle répond : « Pour ce qui concerne l'école, c'est moi qui gère tout toute seule. Voilà pour ce qui concerne la rentrée, les réunions de rentrée, la préparation et les devoirs aussi. C'est maman. »

Dans les allées de ce magasin spécialisé, les papas sont très peu nombreux. Mais ce père de quatre enfants tient à le dire : « Les papas sont aussi présents, ont la charge mentale. Elle est à la fois chez les mamans mais aussi chez les papas. Et d'ailleurs, j'en suis la preuve vivante parce que je fais les courses pour les enfants pour leur rentrée scolaire ».

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Pourtant les chiffres le montrent : malgré une amélioration, les femmes sont bien plus nombreuses à ressentir une surcharge mentale. Selon un sondage Ifop publié l'an dernier, 55 % des femmes disent que la charge familiale du quotidien repose essentiellement sur elles, contre 18 % pour les hommes. Et parmi les tâches qui incombent souvent aux mères : l'accompagnement scolaire. Quelques jours avant la rentrée, l'association Espoir de Femmes de la ville des Mureaux a organisé un atelier qui leur est dédié. Parmi les participantes, cette mère de 3 élèves :  

« Il y en a en primaire, au collège, qui rentrent au lycée. Donc c'est vrai que c'est compliqué. Réussir à gérer tous les enfants, les devoirs, le stress. Ils ne sont pas dans les mêmes écoles, donc ce qui fait qu'ils réussissent à se diviser. Donc c'est vrai que la charge mentale est dure, et énorme ».

Mais Joanna Dubois, coach scolaire et animatrice de l'atelier, leur a prodigué quelques conseils : « Penser à soi, prendre du recul dans les moments où ça devient difficile. Demander de l'aide, c'est important. Elles ne sont pas toutes seules. Vous parliez de maman solo, mais il y a aussi des maisons comme ici, des personnes qui interviennent auprès des enfants qui peuvent être là pour les aider temporairement. Ça, c'est important, comme la famille. Quand ce ne sont pas les mamans solo, il y a le papa, c'est-à-dire qu'il a aussi son rôle à jouer dans l'accompagnement et l'éducation des enfants, ça c'est important ».

Plus de 80 % des femmes estiment que leur charge mentale est « élevée » en ce qui concerne le suivi de l’éducation des enfants, contre 66 % chez les hommes.

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