Il y a des histoires d’amour qui manquent de tourner court avant de finalement s’épanouir. Celle entre Paulo Dybala et l’AS Rome en fait indéniablement partie. Longtemps sur la sellette, entre rumeurs de départ vers l’Arabie saoudite et intérêt insistant de Boca Juniors, l’Argentin est finalement resté dans la Ville éternelle. Et Gian Piero Gasperini n’a visiblement aucun regret.

L’entraîneur romain n’a jamais caché son admiration pour la Joya. C’est lui qui s’était personnellement investi, en coulisses, pour convaincre la direction de prolonger le contrat du fantasiste argentin. Un pari qui, sur cette entame de saison, semble déjà largement payant.

Une influence qui dépasse les statistiques

Gasperini le répète volontiers : quand il est en pleine possession de ses moyens, Dybala apporte une classe rare à son effectif. « Si non è infortunato, gioca. La Roma non ha altri giocatori di questa qualità », confiait récemment le technicien italien — une façon à peine voilée de rappeler que personne, dans l’effectif giallorosso, ne possède ce brin de génie capable de débloquer une rencontre verrouillée.

Ce satisfecit n’a rien d’anodin. Car l’histoire entre Dybala et les pépins physiques est loin d’être terminée. L’Argentin a traversé, ces dernières saisons, son lot de blessures musculaires, obligeant régulièrement Gasperini à composer sans lui pendant de longues semaines. Le feuilleton médical continue, en somme, même si les nouvelles sont pour l’instant plutôt rassurantes.

Un contrat qui sécurise l’avenir

La prolongation actée l’été dernier, jusqu’en 2027, a permis de clore un dossier qui traînait depuis des mois. Un soulagement pour tout le club, tant l’incertitude planait sur l’avenir du numéro 21, courtisé jusqu’en Argentine par un club où son grand ami Leandro Paredes évolue déjà. La Louve a fini par convaincre — non sans quelques sueurs froides en cours de route.

Le vestiaire romain rassuré

Cette confiance affichée par Gasperini résonne comme un signal fort envoyé au reste de l’effectif. À bientôt 33 ans, Dybala reste l’un des symboles les plus populaires du club auprès de la tifoseria giallorossa, qui n’a jamais vraiment envisagé de le voir quitter les rives du Tibre sans un dernier au revoir digne de ce nom.

Reste désormais à transformer cette relation de confiance en résultats concrets sur la durée. Rarement un entraîneur n’aura autant misé sur un seul homme pour incarner son projet offensif. Un pari osé ? Sans doute. Mais à en croire les derniers mots de Gasperini, la Roma semble avoir fait le bon choix en misant, une fois de plus, sur la magie intacte de sa Joya.