Romain Kaivers, de Limont, referme le livre du Supermoto sur un 3e titre national: "C'était ma priorité"
Même dans ses rêves les plus fous, Romain Kaivers n'aurait sans doute pas rêvé plus belle fin. Car cela fait bien longtemps qu'il a décidé de ranger la combinaison et les gants au placard, lui qui n'enfourchera plus la bécane que ponctuellement par plaisir la saison prochaine. Après avoir arpenté les circuits aux quatre coins du globe (surtout en Europe) depuis plus de dix ans, le Tourinnois d'origine, désormais installé à Limont, avait en effet décidé de mettre un terme à sa très belle carrière à l'issue de cette saison 2026. Une campagne qu'il abordait avec un objectif clair: retrouver son titre de champion de Belgique. Un défi qu'il a relevé haut la main, tout en décrochant son sixième trophée Georges Jobé (récompensant le meilleur pilote belge lors du Superbiker de Mettet) grâce à sa quatrième place, la meilleure de sa carrière, lors de la grande finale de ce week-end. Confessions du pilote de 30 ans, en paix avec lui-même après une dernière campagne plus que réussie.
Romain Kaivers, ce titre de champion de Belgique, le troisième de votre carrière, vous en aviez fait un gros objectif cette saison ?
C'était ma priorité en effet. L'année dernière, j'avais été blessé en début de saison et j'avais manqué une manche du championnat. Du coup, je n'avais pas pu lutter pour le titre. L'idée était donc de prendre une petite revanche en retrouvant ce titre national.
Vous ne vous êtes donc pas exporté hors de nos frontières comme vous l'aviez fait par le passé ?
J'ai fait l'impasse sur le championnat du monde, mais j'ai quand même participé à la manche en Sardaigne. J'en ai profité pour coupler ça avec quelques jours de vacances avec ma compagne et ma famille (rires). Et puis, dans la foulée de mon titre de champion de Belgique, j'ai également été sélectionné pour participer au Supermoto des nations en Allemagne. Mais ma vraie dernière saison au niveau mondial, c'était l'année dernière. J'avais d'ailleurs revendu ma moto et j'ai disputé cette année avec une monture que j'ai louée au team avec lequel je roulais l'année dernière.
Et sur la scène belge, on ne vous verra également plus qu'épisodiquement en 2027. Pourquoi avoir pris cette décision de prendre votre retraite sportive ?
Au niveau professionnel, je me suis lancé en tant qu'indépendant l'année dernière. Dès lors, il s'agit vraiment d'un choix financier. Et puis, on encourt pas mal de risques dans ma discipline. Mon choix a également été dicté par des raisons familiales. Pour moi, il est temps de passer à autre chose. Sans me vanter, j'ai un certain talent pour la moto et je n'ai pas besoin de m'entraîner énormément pour pouvoir rouler. Mais si on veut rivaliser avec les meilleurs, il faut prendre plus de temps. Et ça, je n'y arrive pas car mon boulot me prend énormément de temps. Dès lors, jouer les premières places devient vraiment compliqué. Je disputerai encore l'une ou l'autre manche du championnat national pour le plaisir, mais m'investir dans une saison complète, c'est terminé.
Pour votre dernière campagne, on peut dire que vous avez marqué les esprits…
Au niveau belge, j'ai gagné presque toutes les manches hormis celle de Bilstain. J'étais déjà sacré après la manche aux Pays-Bas car j'avais déjà assez de points d'avance. Décrocher ce troisième sacre national, c'était vraiment mon but. Cela me permet de terminer ma carrière de la plus belle des manières. D'autant que mon autre objectif était de terminer meilleur Belge lors de ce Superbiker de Mettet. Cela m'a permis de décrocher mon sixième trophée Georges Jobé en décrochant une très belle quatrième place lors de cette finale. Je n'avais jamais livré une aussi belle prestation depuis que j'y participe. Le tout devant beaucoup d'amis, de supporters et ma famille. Certes, le loupe le podium de peu car j'étais en troisième position durant une bonne partie de la manche, mais je suis tout de même très satisfait.
Qu'allez-vous retenir de toutes ces années ?
Premièrement, mes trois titres de champion de Belgique. Et puis, au niveau international, j'ai quand même terminé fois cinquième du classement général de la Coupe du monde. J'en profite d'ailleurs pour remercier ceux qui m'ont toujours suivi et qui ont toujours été derrière moi durant toutes ces années.
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