"S’il faut aller plus loin, on ne laisserait pas les prix s’envoler": Emmanuel Macron n'exclut pas une baisse des taxes sur les carburants, mais veut d'abord faire reculer les prix
"S’il faut aller plus loin, on ne laisserait pas les prix s’envoler": Emmanuel Macron n'exclut pas une baisse des taxes sur les carburants, mais veut d'abord faire reculer les prix
Publié hier à 21h08
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Le président de la République Emmanuel Macron le 24 septembre 2026. - BFMTV
Le président de la République veut d'abord faire baisser les prix des distributeurs afin de faire reculer les prix à la pompe, mais n'exclut pas une baisse des taxes si les prix des carburants devaient s'envoler.
"On ne laissera pas les Français tomber". Interrogé ce jeudi 24 septembre sur la hausse des prix des carburants, Emmanuel Macron a défendu une autre réponse que la baisse des taxes réclamée par plusieurs candidats à l’élection présidentielle. Sa priorité est de "baisser les prix", a expliqué le chef de l’État, en estimant qu’une réduction de 20 centimes des taxes sur les carburants coûterait "un milliard d’euros".
Le président ne ferme cependant pas définitivement cette porte. "S’il faut aller plus loin, on ne laisserait pas les prix s’envoler pour les Français", a-t-il déclaré. Une baisse de la fiscalité reste donc envisageable à ses yeux si les mesures destinées à contenir les prix ne suffisent pas.
Le débat sur la taxation des fournisseurs d'énergie est "légitime"
Emmanuel Macron mise notamment sur les efforts des distributeurs. Il a salué le plafonnement des prix pratiqué par TotalEnergies: "Si nous n’avions pas Total en France, on n’aurait même pas ce plafonnement", a-t-il assuré. "Total est patriote, ils ne font pas de marge chez nous", a ajouté le président.
Alors que la taxation des profits du groupe est également réclamée à gauche, le chef de l’État a défendu une autre approche: "Déjà en France, au lieu de s’empresser à aller taxer, on dit: ne faites pas de gras sur nous". Il a néanmoins jugé le débat sur la taxation "légitime", précisant qu’il aurait lieu lors de l’examen du budget 2027.
La pression sur les prix pourrait aussi venir de l’étranger. Emmanuel Macron a évoqué la menace de Donald Trump de stopper les exportations américaines de pétrole. Si la France n’en est "pas directement dépendante", une "telle décision ferait monter les prix", a-t-il averti. "Je lui ai dit que cette décision serait mauvaise", a rapporté le président.
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