Philippe Bouvard et Marc-Olivier Fogiel à bonne distance à la rentrée de RTL en 2007.

Philippe Bouvard et Marc-Olivier Fogiel à bonne distance à la rentrée de RTL en 2007.

© LYDIE/SIPA

Benjamin Locoge 24/08/2026 à 13:01, Mis à jour le 24/08/2026 à 14:14

TÉMOIGNAGE - Il était l'un de ses fils spirituels. Le journaliste Marc-Olivier Fogiel s'est fâché avec l'animateur lors d'une émission devenue culte.

« J’ai une histoire particulière avec Philippe Bouvard. Avec Laurent Ruquier et Thierry Ardisson, on se vivait un peu comme ses enfants. Philippe a été le premier à sortir de la promo, à poser des questions impertinentes, tout en faisant de l’info. Quand je suis arrivé à RTL, je le voyais derrière la vitre, mais je n’allais pas vers lui. C’était quelqu’un de dur. J’ai évolué dans le métier, j’ai lancé  "On ne peut pas plaire à tout le monde" sur France 3 et il a accepté d’être l’un de mes premiers invités. Il avait été viré de RTL, puis était revenu, donc il menait une opération de communication pour dire que tout allait bien.  

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Mais moi, évidemment, j’ai fait du Bouvard, je l’ai passé au gril, je l’ai poussé dans ses retranchements. Et ça ne lui a pas du tout plu. À tel point qu’il a enlevé son micro et a quitté l’émission en me lançant : « Il n’y a pas de bonne compagnie qui ne se quitte. » Séquence que j’ai utilisée à foison ensuite. Sans le vouloir, il a lancé l’émission ; ça a été le premier moment de direct où il s’est passé quelque chose de fort. Et on a cartonné ensuite. » 

Mais Bouvard n’en est pas resté là, n’enterrant jamais la hache de guerre avec le jeune journaliste. « Il a été se plaindre à la direction de France Télévisions, poursuit Marc-Olivier Fogiel. Quand je suis moi-même arrivé à RTL, il en a été très mécontent, il l’a fait savoir en haut lieu. Mais je le comprends, c’était sa nature : il s’en voulait de ne pas avoir anticipé le fait que je n’allais pas me contenter du discours poli. Cette frustration fait qu’il n’a jamais tourné la page ; mon côté petit con lui avait donné un coup de vieux. Mais moi, je lui ai conservé mon admiration de gamin et mon admiration professionnelle. Quant au fait qu’il ne m’ait pas pardonné, c’est la preuve que je l’avais marqué ; j’ai toujours pris ça comme une forme d’hommage. »

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