Sacs mortuaires, aveux, divorce... Ce que l'on sait sur la mort d'un adolescent de 17 ans dans le quartier de la Madeleine à Nice
Lundi 3 août, un adolescent de 17 ans a été retrouvé mort quartier de la Madeleine à Nice. Son père a avoué l'avoir étouffé puis étranglé avant de le placer dans un sac mortuaire.
Un adolescent de 17 ans a été retrouvé mort dans un appartement dans le quartier de la Madeleine à Nice, lundi 3 août. Cette découverte faisait suite à une importante intervention du Raid dans le quartier.
• Deux appels au 17
À 14h53, les forces de l'ordre ont reçu un appel provenant d'un homme. Il affirmait "avoir tué son fils de 17 ans à son domicile au 3 rue des Étoiles", indique le parquet. L'homme précise qu'il a l'intention de mettre fin à ses jours.
Quelques minutes plus tard, vers 15h, l'homme envoie deux photographies à ses beaux-parents et son épouse. L'une le représente "allongé dans une housse blanche, torse nu et les yeux ouverts avec des marques de lacération au niveau du cou". L'autre montre le visage d'un adolescent, yeux fermés, allongés dans une housse similaire. L'épouse alerte de suite les services de police.
• Deux corps retrouvés côte à côte
Un important dispositif est mis en place, le Raid est notamment été mobilisé. À leur arrivée, les secours "découvrent sur un lit de l'appartement le corps sans vie d'un adolescent déposé dans une housse mortuaire", détaille le parquet.
"À ses côtés", le père est également retrouvé "dans une housse mortuaire". Il a tenté de se suicider "en se tranchant la gorge". Il présente une plaie "de cinq centimètres au niveau cervical antérieur gauche" et est transporté à l'hôpital.
• Une lettre puis des aveux en garde à vue
Dans la salle de bains, une lettre "écrite par le mis en cause" est retrouvée. Dedans, il explique "avoir tué son fils et vouloir partir avec lui, imputant la responsabilité de ce 'geste désespéré' à son épouse et mère de l’enfant qui avait décidé de le quitter".
Dès sa sortie de l'hôpital, mardi midi, le père de 59 ans est placé en garde à vue pour assassinat. L'homme, qui n'a pas de casier judiciaire, reconnaît "avoir tué son fils". Il dit lui avoir mis "un oreiller sur le visage pour l'étouffer" puis l'avoir étranglé "avec le câble du fer à repasser".
Pour les housses mortuaires, l'aide-soignant raconte les avoir récupérées, sur son lieu de travail, "il y a plusieurs mois voire plusieurs années dans le but de protéger son réfrigérateur sur la terrasse de l'appartement".
En garde à vue, le quinquagénaire explique son geste comme "un coup de folie" après avoir "compris que sa femme ne rentrerait plus au domicile conjugal". L'épouse avait annoncé vouloir divorcer du mis en cause, une "séparation manifestement non acceptée par ce dernier". Elle avait quitté le domicile rue des Étoiles, "peu de temps avant le drame". Le parquet précise qu'elle avait déposé plainte pour des faits de violences conjugales et harcèlement par conjoint, le 1er août.
• Le mis en cause sera déféré
Le parquet a annoncé que le mis en cause sera déféré jeudi matin "en vue d'une ouverture d'information judiciaire pour assassinat". Il va demander le placement en détention provisoire du principal suspect.