L’adolescent de 16 ans, scolarisé au lycée Jean-Mermoz à Saint-Louis, aura finalement passé presque deux jours en garde à vue pour une mauvaise « blague ». Il avait posté sur Snapchat son intention de commettre un crime dans son établissement ce lundi 28 septembre.

Alain Cheval -

Aujourd’hui à 20:00

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Le lycée Jean-Mermoz à Saint-Louis, avec ses 2 435 élèves, est le plus grand d’Alsace.  Photo archives Jean-Christophe Meyer
Le lycée Jean-Mermoz à Saint-Louis, avec ses 2 435 élèves, est le plus grand d’Alsace.  Photo archives Jean-Christophe Meyer

L’élève du lycée Jean-Mermoz à Saint-Louis, interpellé lundi matin , a voulu faire une « blague » sur Snapchat, au sein d’un groupe d’élèves qui organisaient un blocus de l’établissement contre notamment l’interdiction du téléphone. C’est l’explication qu’a donnée ce jeune mineur aux policiers, lors de son audition en garde à vue dans les locaux du commissariat de Saint-Louis.

Âgé de 16 ans, le lycéen avait créé un trouble à l’ordre public en publiant ses intentions « d’attentat » contre le lycée Jean-Mermoz. L’alerte avait été relayée par la plateforme Pharos, qui permet à toute personne - témoin ou victime - de signaler des contenus ou des comportements illicites repérés sur internet (violence, mise en danger d’autrui, menace ou apologie du terrorisme, injure ou diffamation, incitation à la haine raciale ou discrimination, atteintes aux mineurs). Avisés, les agents du commissariat de police du secteur des Trois Frontières avaient très rapidement identifié et interpellé l’auteur du message peu avant 8 h, ce lundi.

Un placement sous contrôle judiciaire

« Il est actuellement toujours en garde à vue, prolongée hier [lundi] par un magistrat du parquet de Mulhouse, au commissariat de police de Saint-Louis », précise le procureur de la République de Mulhouse, Nicolas Heitz, qui ajoute : « Selon les investigations réalisées, il n’apparaît pas que ces faits aient été commis dans un contexte de nature terroriste ou apologétique. La perquisition réalisée au domicile des parents de ce mineur n’a pas permis de retrouver des éléments utiles à l’enquête ou évoquant une possible idéologie radicale. L’exploitation de ses supports numériques ne révélait pas non plus d’idéologie particulière. »

À l’issue de sa garde à vue, ce mineur devrait être déféré au parquet pour être présenté à un juge des enfants du chef de menaces de commettre un crime par écrit. Le parquet entend requérir à cette occasion son placement sous contrôle judiciaire stricte pour prévenir tout nouveau risque de commission d’infraction.

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