Lors d'un point presse ce jeudi 15 octobre, le Premier ministre Sébastien Lecornu a estimé que le "mouvement lycéen" en France se transformait en "mouvement de violences urbaines". Il a dénoncé un "un appel à la violence (...) absolument épouvantable" dans certains endroits.

Sébastien Lecornu a estimé ce jeudi 15 octobre que le "mouvement lycéen" se transformait en "mouvement de violences urbaines", dénonçant "un appel à la violence qui est absolument épouvantable" dans certains endroits.

"Ça ne ressemble plus à un mouvement lycéen, là on a un mouvement de violences urbaines, dont l'intensité de la violence a encore augmenté ces derniers jours", a-t-il déclaré.

Évoquant notamment des "tirs de mortier dans des lycées" ou "des intrusions", le Premier ministre a jugé que c'était "faire injure d'ailleurs aux lycéens" qui ont voulu témoigner de leur "angoisse" et "mécontentement", ou "demander des choses au gouvernement ou aux conseils régionaux".

"On redoute de la violence"

Le Premier ministre est également revenu sur la journée de mobilisation du samedi 17 octobre, qui devrait rassembler plusieurs actions, déclarées ou non. "C'est une démocratie. Il y a un cadre de droit, qui protège les citoyens quand ils veulent exprimer un mécontentement", déclare Sébastien Lecornu, qui précise que certains mouvements ont contacté les préfectures pour faire des déclarations de manifestations, "et c'est bien leur droit".

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"Est-ce qu'on redoute de la violence? Oui", continue le Premier ministre, qui affirme: "Vous voyez bien que nous n'arrivons plus à avoir une manifestation dans ce pays" sans que "des mouvements violents de l'ultragauche notamment, parfois de l'ultra-droite, en l'espèce ces derniers jours de l'ultragauche, qui s'insèrent (…) dans les cortèges et qui donnent à voir une violence épouvantable dans les fins de cortège."

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Sur le fond, Sébastien Lecornu a reconnu ressentir "un moment de fatigue dans le pays", qui vit une forme de permacrises: des guerres, des incertitudes sur le pouvoir d'achat, l'inflation…" Mais ces maux sont "récupérés" par "certains mouvements ou classes politiques" pour le "transformer en carburant électoral", assure-t-il, lui qui veut mettre en lumière une autre "grande journée de mobilisation" le 18 avril prochain, soit pour le premier tour de l'élection présidentielle.

"Au fond, c'est aussi à la campagne présidentielle de démarrer, [...] de donner à voir une espérance et une vision", continue-t-il.

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Le gouvernement, pour sa part, "se déconnecte" de cette campagne présidentielle, et se contente de répondre aux crises "du mieux que l'on peut".

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