Sébastien, sur la rentabilité de sa pompe à chaleur : “Avec une facture de 17 000 € et une économie estimée à 400 € par an, je ne pense pas qu'on rentabilise”
Publié le 23/10/26 à 13:09Par Marion Mancho
Quand sa chaudière est tombée en panne, Sébastien l’a remplacée par une pompe à chaleur. Avec le recul, il semble douter de la rentabilité de cette opération.
De plus en plus de Français franchissent le pas et installent une pompe à chaleur dans leur logement. C’est le cas de Sébastien, habitant dans l’Oise. Interrogé par UFC-Que choisir, l’Isarien explique avoir choisi la PAC après que sa chaudière au gaz lui a fait défaut. Le devis pour la réparer lui semblait alors exagéré : “On n’avait plus confiance, j’ai refusé le devis, utilisé un poêle à bois tout en me renseignant sur les PAC. Des proches m’ont convaincu”.
Depuis l’installation de sa pompe à chaleur, la maison de Sébastien est chauffée de manière “plus uniforme”, confie-t-il. “La maison a toujours été chauffée à 19 °C et elle l’est restée, mais la PAC diffuse une chaleur douce et plus uniforme que la chaudière”. En effet, l’un des avantages des pompes à chaleur air-eau, est la diffusion douce de la chaleur, note le magazine.
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Pompe à chaleur : Sébastien satisfait par la PAC s’interroge sur sa rentabilité
Si Sébastien est satisfait de son nouveau système de chauffage, il reste néanmoins dubitatif quant à la rentabilité de l’opération. En effet, les pompes à chaleur coûtent environ 3,5 fois plus cher à l’installation qu’une chaudière au gaz. Dans le cas de Sébastien, la question de la rentabilité immédiate de l’investissement se pose.
“Avec une facture de 17 000 € ramenée à 14 400 € grâce à la prime énergie d’EDF et une économie estimée à 400 € par an, je ne pense pas qu’on rentabilise la PAC”, explique-t-il à nos confrères. Sébastien n’est pas le seul à douter de la rentabilité des pompes à chaleur. Pour de nombreux retraités, le choix de conserver leur vieille chaudière est aussi une question de budget.
Chauffage : faute de budget, ces retraités renoncent à l’installation d’une pompe à chaleur
Rémy, 70 ans, habitant à Valff, dans le Bas-Rhin, a renoncé à remplacer sa chaudière au fioul par une pompe à chaleur pour des raisons financières. Pour chauffer sa maison de 120 m², il a dépensé environ 1 200 euros en 2025. Selon ses estimations, l’installation d’une pompe à chaleur lui aurait coûté 15 000 euros, auxquels se seraient ajoutés 60 euros par mois de fonctionnement. “Il me faudrait 20 ans pour amortir ce mode de chauffage, car je n’ai droit à aucune aide”, explique-t-il au Dauphiné Libéré
© ShutterstockQuand sa chaudière est tombée en panne, Sébastien l’a remplacée par une pompe à chaleur. Avec le recul, il semble douter de la rentabilité de cette opération.
Depuis 2022, l’installation de nouvelles chaudières au fioul fossile est interdite, sauf impossibilité technique justifiée. Les équipements déjà en place peuvent néanmoins continuer à fonctionner, être entretenus et réparés. Si le gouvernement vise une disparition progressive de ce mode de chauffage à l’horizon 2030, aucune obligation générale n’impose actuellement aux particuliers de remplacer leur chaudière existante. Pour les ménages âgés ou disposant de revenus limités, la transition énergétique reste donc un défi financier.