Le 10 mars 2026, un homme s'immolait par le feu dans un bus à Chiètres (FR), tuant cinq autres personnes et faisant plusieurs blessés. Six mois plus tard, le souvenir du drame reste très présent dans la région.

Le 10 mars vers 18h30, un Bernois d'une soixantaine d'années, psychiquement instable et recherché par la police, s'aspergeait d'essence avant de se mettre le feu dans un bus CarPostal, qui s'embrasait en quelques instants au centre de Chiètres, dans le canton de Fribourg.

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Le temps a passé mais les habitués de cette ligne n'ont pas oublié. "Au début, j'avais peur de monter dans le bus", témoigne un adolescent auprès de la RTS. "C'est horrible ce qu'il s'est passé sur la ligne que je prends presque tous les jours."

Peut-être un mémorial

Sur les lieux du drame, des fleurs et des messages témoignent toujours du choc et de l'émotion. Et la Commune réfléchit à créer un lieu de recueillement permanent. "Ce besoin a été mentionné par quelques familles concernées, mais aussi la population", explique Andrea Kaufmann, syndique de Chiètres. "Mais on est aussi conscient que tout le monde n'a pas les mêmes attentes. Nous abordons la question avec autant de respect possible", indique-t-elle.

CarPostal, pour sa part, a pris des mesures de sécurité supplémentaires, notamment pour ses conducteurs et conductrices. "On a mis en place des formations et des entraînements obligatoires sur des thèmes tels que l'évacuation, la protection personnelle, l'alerte et la communication avec notre centrale de régulation", précise leur porte-parole.

Enfin, côté judiciaire, l'enquête se poursuit et le Ministère public fribourgeois se refuse à tout commentaire.

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Mehdi Piccand, Muriel Ballaman, Nicolas Beer/jop