Le long-métrage de Michael Showalter avait du potentiel sur le papier, mais cette adaptation du roman de Colleen Hoover ne prend pas, malgré son gros casting.

N.C. -

Aujourd’hui à 08:15

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Anne Hathaway et Josh Hartnett.  Photo Amazon Content
Anne Hathaway et Josh Hartnett. Photo Amazon Content

Trois personnages, beaux, riches et… malheureux ! Standardisés comme des archétypes, Josh Hartnett et Anne Hathaway forment un couple fortuné écrasé par les épreuves, qu’une jeune femme belle et bien intentionnée comme Dakota Johnson va aider, avant de tomber sous le charme de l’irrésistible maître des lieux, mari en manque d’affection et aussi, visiblement, de sexe torride.

Plus cliché, tu meurs, dans cette adaptation par le scénariste Nick Antosca du roman à succès de Colleen Hoover, qui met en scène la richesse comme poison domestique et entrave au bonheur conjugal, le luxe inouï d’une maison comme une prison dorée, des secrets bien cachés sous un vernis d’apparences forcément trompeuses.

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Un jeu avec le genre qui tombe à plat

L’histoire avance sur le principe narratif d’une histoire dans l’histoire. Le twist tordu de sa fin, soit le retournement qu’on attendait pour sortir de l’ennui voire de la consternation, arrive bien tard, de manière à la fois peu crédible et boulée. Si bien que le jeu avec le genre tombe à plat : le côté retors et malsain des personnages, leur caractère psychotique, tardent à être exploités par le film, tandis que la romance et la tromperie font leur lit.

Il y avait du potentiel à exploiter dans la duplicité des personnages de ce triangle amoureux, mais les trois acteurs en sont réduits à jouer les utilités lisses, plutôt que les protagonistes manipulateurs qu’ils devraient être, pour faire vivre une intrigue opaque, angoissante et paranoïaque de thriller psychologique. Anne Hathaway, envisagée comme une sorte de Médée moderne, aurait mérité mieux que de passer au second plan, d’un personnage sombre et torturé bien intéressant.

Verity, de Michael Showalter, en salles à partir de ce mercredi 30 septembre. Durée : 1 h 54