Stade Toulousain-Montpellier : freiné puis libéré... Comment les champions de France, contrariés durant 40 minutes, ont finalement décroché le bonus offensif
l'essentiel Le Stade Toulousain a été tout simplement irrésistible lorsqu'il a été en capacité de lâcher les chevaux, ce dimanche 27 septembre lors de la réception de Montpellier à Ernest-Wallon en clôture de la 4e journée de Top 14 (40-18). Troisième succès de rang pour les hommes d'Ugo Mola.
Le score final ne l’indique pas mais, comme nous l’avions évoqué dans notre présentation de la rencontre, il y avait effectivement un piège. Et il a fallu un grand Stade Toulousain et un grand essai (signé Romain Ntamack) dans la pure tradition rouge-et-noire juste avant la pause pour non seulement s’en extirper mais également s’offrir le dessert habituel avec le bonus offensif, faisant du coup exploser la meilleure défense du championnat la saison dernière.
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Deux cartons jaunes toulousains pour débuter
Mais qui l’aurait dit à l’issue des quarante premières minutes à l’issue desquelles, vent dans le dos, les Montpelliérains ont livré une superbe bataille, profitant également du fait que les Toulousains ont évolué vingt minutes à quatorze (cartons jaunes à Thomas puis Roumat). Les Stadistes ont alors construit leur succès à venir sur leur défense, n’encaissant que trois points durant cette période d’infériorité numérique.
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À quinze contre quinze, ce fut naturellement plus équilibré. Et la possession toulousaine a permis au Stade d’enfin mettre la main sur le match avec un essai de Teddy Thomas sur une passe au pied de Romain Ntamack (12-3). Du moins le croyait-on jusqu’à un exploit personnel de l’arrière basque Etchegaray qui ramena les Héraultais à cinq points (12-8).
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Les contours du piège étaient alors toujours aussi visibles
Ce que faillit confirmer la fin de la première période avec plusieurs franchissements des visiteurs dans la défense toulousaine alors que la sirène avait retenti. Mais un en-avant de leur troisième ligne Masibaka mit fin à l’action. Du moins pensait-on car bien des équipes auraient alors tapé en touche pour regagner les vestiaires. Pas Antoine Dupont et ses coéquipiers qui lancèrent la contre-attaque à dix mètres de leur ligne. 90 mètres et vingt passes plus loin, Romain Ntamack assommait alors les Montpelliérains (19-8). Ce fut assurément le tournant du match. Et les Héraultais ne s’en sont jamais remis.
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D’autant que le début de seconde période fut entièrement rouge-et-noir avec un festival d’Antoine Dupont, auteur de deux essais consécutifs alors que le dernier finaliste évoluait à quatorze (carton jaune pour Hounkpatin empêchant illégalement un essai d’Antoine Dupont). Sur les deux essais du demi-de-mêlée international, Théo Ntamack fut prépondérant : d’abord par sa remise à l’intérieur après une mêlée ; ensuite par une charge sur le renvoi.
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Avec 25 points d’avance (33-8), le match était alors plié. Et le potentiel offensif des champions de France s’est encore exprimé à plein avec un nouvel essai de Thomas après une action d’envergure (40-8). En marquant deux essais en fin de rencontre, les Montpelliérains ont relancé un semblant de suspense. Celui concernant la quête du bonus offensif (6 essais à 3). Mais les champions de France ont trop l’habitude de ce dessert pour le laisser échapper par un relâchement en fin de rencontre.