Strasbourg. Alerte et centenaire : Marguerite Dierstein, un siècle d’une vie bien remplie
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Alerte et centenaire : Marguerite Dierstein, un siècle d’une vie bien remplie
La résidence services seniors Stella de la Robertsau a fêté les 100 ans de Marguerite Dierstein, doyenne de son établissement. Alerte et souriante, la centenaire, entourée de sa famille, a été au cœur d’un après-midi festif et musical mettant à l’honneur un chemin de vie marqué par la guerre et de solides liens familiaux.
Ch. K. -
Aujourd’hui à 14:11 | mis à jour aujourd’hui à 14:15
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Un siècle de vie ! Vendredi 28 août, les résidents du Pavillon Roberstau, résidence services seniors du groupe Stella, ont rendu hommage à Marguerite Dierstein à l’occasion de son 100 e anniversaire. Installée aux côtés de sa famille et des résidents, celle-ci s’est vu remettre un joli bouquet coloré. « Je porte aussi le prénom d’une fleur », a-t-elle fait remarquer avec amusement.
Une vie marquée par la guerre
Née le 30 août 1926 à Montbronn, en Moselle, au sein d’une famille active dans les cristalleries, elle connaît comme tous ceux de sa génération les affres de la Seconde Guerre mondiale, sa maison familiale étant successivement réquisitionnée par l’armée française puis par les troupes allemandes et les soldats américains. Évacuée vers la Vienne, elle s’installe après la guerre à Strasbourg, où elle travaille au Centre de transfusion sanguine.
C’est dans la capitale alsacienne qu’elle rencontre son mari Émile (décédé en 1984), ancien fonctionnaire de police. Ensemble ils auront trois enfants, Dany, Mireille et Patrick. Le cercle familial s’agrandit au fil des ans et aujourd’hui elle a quatre petits-enfants et quatre arrière-petits-enfants.
À 88 ans, elle s’installe au Pavillon Robertsau. Actuellement, si elle ne fait plus, comme à son arrivée, de promenades jusqu’au parc de Pourtalès, et prend appui sur une canne, elle est fière d’être toujours autonome et de pouvoir se préparer son petit-déjeuner toute seule. « Elle a un moral d’acier, je pense que c’est lié à la guerre », confie son fils Patrick.
Souriante et vive, la centenaire a suivi avec entrain cet après-midi agrémenté des sons d’un accordéoniste qui a joué et chanté de grands classiques comme Padam, padam d’Édith Piaf et bien d’autres encore. D’ailleurs, elle a même esquissé quelques pas de danse avec son fils ! Un après-midi qui a été aussi l’occasion de célébrer plusieurs autres anniversaires, le tout dans une ambiance chaleureuse.