Au Tchad, l'inquiétude grimpe dans la province de l'Ennedi-Ouest, dans le nord du pays. Plusieurs attaques de chacals ont été enregistrées au cours des dernières semaines, notamment dans la commune de Gouro. L'ONG Nimè Tomba, qui craint que ces animaux soient infectés par la rage, tire la sonnette d'alarme. Elle appelle les autorités à fournir des vaccins antirabiques et à identifier les animaux potentiellement malades.

Publié le : 01/08/2026 - 17:40

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La première attaque de chacals dans la commune de Gouro remonte au mois de juin. Cinq personnes, dont quatre enfants, avaient été mordues. Plusieurs autres personnes ont de nouveau été attaquées, en début de semaine. Certains animaux ont été abattus.

Sont-ils porteurs de la rage ? C'est la crainte de Hissein Tahar Adeli, coordonnateur de l'ONG Nimé Tombà : « Depuis toujours, nous avons vécu avec les chacals dans la zone désertique. De mon vivant, je n’ai pas vu d’attaques de chacals. C’est la première fois que des chacals, qui autrefois fuyaient des humains, viennent dans les concessions pour attaquer les gens. Donc, forcément, il y a quelque chose, mais on n’a pas eu l'occasion de faire des analyses médicales pour confirmer. »

Plusieurs défis à relever

Pas d'analyses car les structures manquent sur place, comme les sérums et vaccins contre la rage que l'ONG a dû faire venir de Ndjamena, à plus de 1 000 km, avec l'aide du Dr Djiddi Ali Sougoudi. Le médecin infectiologue note qu'une attaque d’hyène a aussi eu lieu dans le centre du pays cette année.

Pour lui, il y a plusieurs défis à relever : « Le défi de la distance, le défi de la chaîne de froid, le défi de la disponibilité du vaccin et le défi de la formation du personnel. Et puis, d’autre part, il y a les animaux. Il faut d'abord que [le ministère de] l'Élevage s'en prenne aux animaux mordeurs qui sont enragés pour les tuer ou les euthanasier et vacciner les autres. D'une part les animaux sauvages qu’il faut vacciner et d'autre part les chiens domestiques et les chats qu’il faut aussi vacciner, mais il faut également un système de contrôle. »

Communiqué de l'ONG Nimé Tombà
Communiqué de l'ONG Nimé Tombà © Nimé Tombà

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