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Il y a 6 heures - mise à jour il y a 6 heuresTemps de lecture1 min

Un rapport de la police espagnole évoquant notamment un "déploiement sensiblement plus réduit que d’ordinaire" et la "permissivité" des policiers marocains sème le doute sur le rôle du Maroc dans l’afflux de migrants à Ceuta fin juillet.

Des policiers contrôlent un important groupe de migrants qui se pressent devant l'entrée du centre d'accueil de Loma del Colmenar, dans l'attente d'être admis, à Ceuta, le 1er septembre 2026.

© Antonio Sempere / AFP / Des policiers contrôlent un important groupe de migrants qui se pressent devant l'entrée du centre d'accueil de Loma del Colmenar, dans l'attente d'être admis, à Ceuta, le 1er septembre 2026.

Ce rapport consulté mercredi par l’AFP pourrait mettre dans l’embarras l’exécutif espagnol, qui a toujours exonéré le Maroc de toute responsabilité dans l’afflux soudain et massif de plusieurs dizaines de milliers de migrants dans l’enclave espagnole les 30 et 31 juillet, une position critiquée par de nombreux membres de l’opposition.

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Tout au long de la journée, après la révélation d’éléments de ce rapport par le média en ligne El Español, le ministère de l’Intérieur a du reste plusieurs fois communiqué des réponses de hauts responsables policiers assurant qu'"aucun rapport n’avait été émis attribuant la responsabilité de l’assaut à un gouvernement, un service ou une personne, étant donné qu’à ce jour, l’auteur intellectuel dudit assaut demeure inconnu".

"Au-delà de la tenue des actes officiels de la Fête du Trône à Rincón/M’Diq (organisée le 30 juillet, ndlr), il est certain que les déclarations d’un nombre important de migrants entrés à Ceuta le 30 juillet concordent pour affirmer que le déploiement policier autour de la frontière entre le Maroc et Ceuta […] était sensiblement plus réduit que d’ordinaire", écrivent dans ce rapport les enquêteurs du Centre national de l’immigration et des frontières (CENIF). 

Des manifestants brandissent des drapeaux espagnols et des pancartes sur lesquelles on peut lire « Ceuta n’est pas à vendre » lors d’une manifestation organisée un mois après l’afflux massif de migrants à Ceuta, le 2 septembre 2026, jour de la fête annuel © Antonio Sempere / AFP

"Les 30 et 31 juillet, la réponse policière au Maroc face à la mobilisation et à l’entrée massive de migrants à Ceuta a été, au minimum, d’une totale permissivité, sans qu’aucune tentative sérieuse ne soit enregistrée pour tenter de réduire, disperser ou éloigner la masse de personnes du périmètre frontalier le 30 juillet", poursuivent-ils.

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