Depuis début septembre, le Cybercab de Tesla transporte des passagers dans les rues d’Austin sans volant ni pédales. Un habitant a voulu l’essayer pour un trajet de quelques minutes seulement. Le robotaxi avait visiblement d’autres projets.

tesla cybercab robotaxi
Crédit : Tesla

Aux États-Unis, les robotaxis font désormais partie du paysage dans plusieurs grandes villes. Waymo réalise déjà plus de 500 000 trajets par semaine à travers le pays. Tesla tente de rattraper son retard avec un véhicule conçu dès le départ pour rouler seul. Depuis le 3 septembre, le constructeur propose des courses payantes en Cybercab limitées à quelques quartiers d’Austin. Ce biplace ne possède ni volant, ni pédales, ni rétroviseurs.

Sur les réseaux sociaux, les premiers passagers du robotaxi de Tesla partagent volontiers leurs trajets. L’un d’eux avait déjà mis la main sur l’interface de pilotage cachée du Cybercab. En parallèle, l’agence américaine de sécurité routière a ouvert un audit sur la certification de ce véhicule sans commandes. Cette fois, un habitant d’Austin raconte une course bien moins spectaculaire, mais nettement plus longue.

Un trajet de 10 minutes a duré 70 minutes à bord du Cybercab de Tesla

Dans un message publié sur le forum Reddit d’Austin, un passager raconte son périple entre le supermarché 99 Ranch Market et le centre commercial The Domain, dans le nord de la ville. Par la voie rapide, ce trajet prend environ dix minutes. Le Cybercab a pourtant commencé par rouler dans la direction opposée, avant d’effectuer un immense détour par les quartiers est. Au total, le voyage a duré 1 h 10, soit sept fois plus longtemps que prévu. Sa course lui a coûté 20 dollars (17 €). Il juge ce tarif équivalent à celui d’un VTC classique sur le même parcours. Tesla n’affiche qu’une estimation du prix à la réservation, jamais la durée.

Selon les internautes, ce détour s’expliquerait par les restrictions imposées au robotaxi. Les véhicules autonomes de Tesla n’emprunteraient pas les voies rapides de la ville et éviteraient aussi les passages à niveau. Le Cybercab aurait donc longé une ligne ferroviaire vers le sud jusqu’à trouver un pont pour la franchir. De son côté, le constructeur n’a pas commenté l’origine du problème. Les Model Y du service utilisent le même logiciel et peuvent donc emprunter le même itinéraire. À tout moment, le passager pouvait interrompre sa course. Il est pourtant resté à bord. Pour 17 €, la visite guidée d’Austin semblait presque incluse dans le prix.