TEST Onimusha: Way of the Sword, un samouraï qui tranche dans le vif avec panache
Onimusha: Way of the Sword signe le retour d'une licence culte avec un sabre affûté, des démons peu fréquentables et un gameplay qui fait très mal.
Sommaire
- 1Page 1 : Graphismes de Onimusha: Way of the Sword
- 2Page 2 : Gameplay de Onimusha: Way of the Sword
- 3Page 3 : Histoire, durée de vie et bande-son de Onimusha: Way of the Sword
- 4Page 4 : Conclusion de Onimusha: Way of the Sword
Kyoto n'a jamais été aussi belle… ni aussi mal fréquentée
Après près de vingt ans d'absence pour un véritable nouvel épisode, Onimusha: Way of the Sword revient enfin sous la houlette de Capcom. Cette nouvelle aventure nous plonge dans un Japon féodal fantastique où les samouraïs croisent des créatures démoniaques, des légendes japonaises et quelques personnages historiques passés à la moulinette du jeu vidéo. Nous incarnons Miyamoto Musashi, légendaire épéiste ressuscité après avoir été vaincu par les Genma, grâce à un mystérieux gantelet Oni fusionné à son bras. Sa route le mène vers Kyoto, plongée dans une crise surnaturelle menaçant de faire communiquer le monde des humains avec celui des enfers. Derrière cette histoire volontairement spectaculaire se cache toutefois une aventure particulièrement soignée, capable de mélanger humour, émotion, mythologie japonaise et affrontements au sabre avec une sacrée efficacité. Onimusha: Way of the Sword réussit surtout un pari délicat : moderniser la série sans lui faire perdre son identité.
Visuellement, Onimusha: Way of the Sword ne fait clairement pas les choses à moitié.
Visuellement, Onimusha: Way of the Sword ne fait clairement pas les choses à moitié. Propulsé par le fameux RE Engine de Capcom, le jtitre affiche des décors particulièrement détaillés et une direction artistique qui mélange reconstitution historique et dark fantasy. Kyoto bénéficie d'un travail remarquable sur les bâtiments, les rues, les intérieurs et les environnements naturels, avec une attention portée aux détails qui renforce considérablement l'immersion. Capcom a d'ailleurs travaillé avec les responsables de véritables bâtiments historiques représentés dans le jeu afin de rendre cette reconstitution aussi crédible que possible. Le Japon féodal de Onimusha: Way of the Sword est magnifique, même lorsque quelques démons viennent gâcher la carte postale.

Les personnages ne sont pas en reste, avec des modèles 3D particulièrement réussis et des animations qui donnent beaucoup de vie aux différents protagonistes. Miyamoto Musashi bénéficie notamment d'un soin impressionnant, avec un visage inspiré du légendaire acteur japonais Toshiro Mifune. Le résultat est assez saisissant et permet au personnage de dégager une véritable personnalité, jusque dans ses petites expressions faciales. Une grimace après avoir pris un coup, un regard amusé ou une réaction face à une situation improbable suffisent parfois à lui donner davantage de caractère qu'une longue tirade. Le travail réalisé sur Miyamoto Musashi contribue énormément au charme de cette aventure.
Les effets visuels participent également au spectacle, notamment durant les combats. Chaque choc de katana provoque son lot d'étincelles, de particules et d'effets lumineux, tandis que les pouvoirs liés à le gantelet Oni apportent une touche surnaturelle bienvenue. Les démons sont quant à eux suffisamment variés et grotesques pour rendre certaines séquences franchement inquiétantes, voire franchement dérangeantes. Le jeu ne cherche toutefois pas à devenir un véritable survival horror, même si quelques passages semblent sortir tout droit d'un cauchemar particulièrement humide. Onimusha: Way of the Sword impressionne autant par la beauté de ses décors que par l'imagination déployée pour ses créatures.

Nous retrouvons plusieurs modes graphiques, avec un mode Performance privilégiant la fluidité au détriment d'une définition légèrement moins nette, tandis que le mode Qualité mise davantage sur la finesse de l'image, avec une fréquence d'images tournant globalement autour de 30 fps. Un mode 120 Hz est également proposé aux possesseurs d'écrans compatibles, mais nous le trouvons moins séduisant et pas forcément pertinent pour une aventure de ce type. À nos yeux, le mode Performance constitue donc le meilleur compromis entre confort visuel et fluidité.
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