“Des choses qui ne sont pas acceptables à ce niveau”, enrage Mignoni après la cinglante défaite à Montpellier
Le directeur du Rugby club toulonnais Pierre Mignoni s'est montré fermé au moment de revenir sur la rencontre insipide livrée à Montpellier. Il a notamment incité ses joueurs à "se taire" et "à faire mieux".
Pierre, malgré les défaites, jusque-là vous étiez dans le coup jusqu'au bout. On ne peut pas vraiment dire que ce fut le cas ce soir.
Ça n'a pas du tout été le cas. Je crois que sur la première mi-temps, on est dans le match. À peu près partout. Sauf qu'on ne concrétise pas, au moins trois points. On n'arrive pas à scorer, en tout cas, sur la première mi-temps. Et ensuite, on a perdu complètement l'intensité. On a commis beaucoup trop de fautes. Montpellier en a bien sûr profité et était bien meilleur que nous. On a reçu une leçon de rugby sur le territoire, sur la façon d'occuper, sur la qualité du jeu au pied, sur les choses simples. Sur la conquête aussi, on a perdu la conquête sur la deuxième mi-temps. Donc il n'y a rien à dire ce soir. On est déçus, tristes, en colère.
Vous parlez de la mêlée. Kyle Sinckler s'est fait beaucoup pénaliser ce soir. Comment expliquez-vous la tenue de la mêlée ?
On analysera ça. Il ne faut pas mettre la faute sur un mec. Je pense que la mêlée, ça reste collectif. Je crois qu'en première mi-temps, même si on est sanctionnés, on fait les efforts. C'est après qu'on est plus dominés, à mon avis. On fait beaucoup trop d'erreurs sur la qualité du jeu au pied, des touches pas trouvées, des choses qui ne sont pas acceptables à ce niveau. Notamment sur cette deuxième mi-temps. Vraiment, sur la première mi-temps, il n'y a rien d'extraordinaire. On est dans le match. Mais la deuxième, elle est à oublier et pourtant il va falloir bien s'en souvenir. Parce que ça commence à faire trop.
Vous parlez de choses inacceptables dans le jeu au pied notamment. Est-ce que Melvyn Jaminet qu’on a vu en difficulté vous a déçu ?
Je n'ai pas envie de parler de quelqu'un en particulier. C'est un état général. En deuxième mi-temps, on passe à côté collectivement. Bien sûr, il y a des faits. Ce sont des joueurs clés qui coûtent forcément. Quand tu loupes une touche, c'est une responsabilité individuelle, quand tu loupes les jeux au pied de déplacement, c'est la même chose. On a pris une leçon sur l'exécution du jeu au pied, par exemple, sur la façon de nous mettre sous pression. J'ai en image une pénalité, un coup franc sur mêlée. On essaie de jouer alors qu'il faut mettre le ballon dans les angles, presser, faire des choses simples. Qu'on n'a pas réussi ni dans l'exécution, ni même sur la stratégie par moments.
Comment l’expliquez-vous ? Il y avait quand même beaucoup de leaders.
Après, il faut prendre ses responsabilités sur le terrain. On est ensemble. On a su faire et on va faire le dos rond, on va fermer notre gueule, et puis on va se préparer pour le prochain match. Il n'y a rien d'autre à faire. Oui, on a pris un coup. Mais tu prends un coup logiquement. Tu n'es pas invité donc tu te tais. Tu te tais et tu fais mieux parce que tu as intérêt à le faire mieux.
Pouvez-vous nous donner des nouvelles de Mathis Ferté ?
Je crois que c'est un coup sur le genou, sur le latéral interne. J'espère que ce n'est pas trop grave parce qu'il nous manque pas mal de monde derrière.