Pourquoi les tenues des coureuses du Tour de France seront contrôlées avant l’étape de ce mardi
Sport 04/08/2026 07:38
L’UCI veut empêcher le port de soutiens-gorge rembourrés qui augmenteraient l’aérodynamisme des coureuses pour le contre-la-montre de ce mardi à Dijon.
Par Timothée Barnaud avec AFP

NICOLAS TUCAT / AFP
La cycliste belge Lotte Kopecky, de l’équipe SD Worx-Protime, lors de la 3e étape du Tour de France femmes entre Genève et Poligny, le 3 août 2026.
Les tenues des coureuses du Tour de France seront contrôlées avant la 4e étape ce mardi 4 août, un contre-la-montre à Dijon, l’UCI voulant s’assurer de l’absence de modification de morphologie au niveau de la poitrine pouvant procurer un gain aérodynamique, a appris l’AFP lundi soir.
Les différentes équipes ont reçu un communiqué de l’Union cycliste internationale indiquant qu’une « attention particulière sera portée au respect de l’article 1.3.032 du règlement de l’UCI, visant les éléments non essentiels et les vêtements ou autres articles/accessoires portés par un coureur qui pourraient modifier la morphologie ».
Les commissaires seraient particulièrement attentifs à la présence de soutiens-gorge rembourrés qui, en augmentant la surface de la poitrine des athlètes, permettraient un gain aérodynamique.
Les coureuses sont invitées à se rendre dans une tente dédiée à ce contrôle dix minutes avant le départ de leur contre-la-montre à Gevrey-Chambertin.
« Gagner quelques secondes »
C’est le média néerlandais Weilerfits qui a révélé ce lundi que plusieurs équipes du Tour de France étaient particulièrement préoccupées de l’usage de ces combinaisons, ayant pour preuves certaines tenues portées lors du contre-la-montre des JO de Paris 2024 ou encore lors du Tour d’Italie 2025.
« Il s’agit d’un carénage thoracique qui permet de modifier le flux d’air autour du corps et ainsi de réduire la pression sur les cuisses. La cycliste subit ainsi moins de résistance à l’air » explique auprès de Weilerfits Bert Blocken, professeur d’aérodynamique à l’université Heriot-Watt, en Écosse. « Ce n’est pas comme si cela permettait de gagner des dizaines de secondes lors d’un contre-la-montre, mais sur une étape de 20 à 30 kilomètres, cela peut faire gagner quelques secondes qui peuvent s’avérer décisives », souligne-t-il.
Ce contre-la-montre de 21 kilomètres entre Gevrey-Chambertin et Dijon devrait en effet effectuer un premier tri parmi les prétendantes à la victoire finale, le 9 août à Nice. Les concurrentes se frotteront, à la mi-course, aux 6,9 %, sur 1,8 km, de Marsannay-la-Côte, avant neuf kilomètres très roulants et plutôt descendants vers Dijon. La Norvégienne Sigrid Haugset, vainqueur de la 3e étape lundi à Poligny, portera le maillot jaune ce mardi.