l'essentiel Vendredi 24 juillet, la gendarmerie a engagé un véritable bras de fer avec une communauté de gens du voyage durant près de neuf heures. Malgré l'important dispositif mis en place, les 280 caravanes ont réussi à s'installer sur un terrain de la commune de Guérande (Loire-Atlantique), provoquant la colère du maire.

Le dispositif de gendarmerie était bien en place, les forces de l'ordre se tenaient prêtes à intervenir pour empêcher des installations illégales. Le convoi de 280 caravanes des gens du voyage était stationné depuis quelque temps dans la commune de Givrand (Vendée).

Après leur expulsion du vendredi 24 juillet, la communauté de voyageurs a donc dû trouver un autre endroit pour s'installer et après neuf heures de chassé-croisé avec la gendarmerie et la préfecture, c'est sur un terrain de Guérande qu'ils ont réussi à poser leurs affaires. Le maire de la commune, Nicolas Criaud, est révolté et l'a fait savoir via une publication Facebook.

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"Pas un appel. Pas un échange. Rien !"

Le maire, affilié au parti Horizons, ne déplore pas l'action des gendarmes et de la préfecture mais plutôt la manière dont il a été mis au courant qu'un terrain de sa commune était occupé par les gens du voyage. Sur les réseaux sociaux, l'édile explique qu'il était plutôt optimiste vendredi dernier et qu'il pensait que le dispositif de blocage fonctionnerait. "Avec près d'une centaine de gendarmes mobilisés, des hélicoptères en appui et un dispositif exceptionnel, un rapport de force s'était enfin instauré. Pour la première fois depuis longtemps, j'avais le sentiment que l'État assumait une véritable ligne de fermeté face aux installations illégales" déclare-t-il.

"Et puis, tout s'est effondré", révèle le maire. Il détaille ensuite comment il a appris après que la décision a été prise par la préfecture de laisser s'installer les 280 caravanes sur la parcelle. "Comment peut-on demander à un maire de soutenir une opération d'une telle ampleur, de faire accepter à toute une population des heures de blocages, de mobiliser des moyens considérables... pour finalement prendre une décision aussi lourde de conséquences dans son dos ?", s'insurge l'élu avant de rajouter qu'il "réprouve totalement ce choix" de la préfecture.

La préfecture s'est justifiée

De son côté, la préfecture de Loire-Atlantique a tenu à se défendre après la polémique naissante. Lundi 27 juillet, l'institution est revenue sur ce qu'il s'était passé. "Face à la multiplication des tentatives d'occupation irrégulières tout au long de l'après-midi et en début de soirée", le sous-préfet Éric de Wispelaere a été contraint de laisser le camp s'installer car "le dernier site convoité par le groupe ne pouvait plus être défendu dans des conditions garantissant la sécurité des personnes".

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Le sous-préfet a donc envoyé un message à 21h33 précises à destination de Nicolas Criaud. Le maire de Guérande a alors regretté ne pas avoir été informé avant que la décision ne soit prise. Malgré les 100 gendarmes mobilisés, l'hélicoptère qui les aidait et 26 tentatives stoppées durant la journée, les forces de l'ordre n'ont finalement pas réussi leur plan.

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Une procédure d'expulsion qui devrait "très rapidement aboutir"

La préfecture a indiqué dans ce même communiqué que "la procédure d’expulsion doit très rapidement aboutir". Dans la suite du texte, il est précisé que "des actions sont actuellement engagées contre les installations illicites à Guérande comme ailleurs", le département de la Loire-Atlantique faisant face à deux autres installations irrégulières sur le territoire. La préfecture rajoute à la fin du communiqué que "l’État reste mobilisé pour lutter contre ces occupations irrégulières qui entravent les activités économiques, agricoles et de service public".