Moins de trois mois après la Coupe de France, les Lensois ont soulevé une nouvelle coupe, leur premier Trophée des champions, acquis de haute lutte face au PSG, champion d’Europe (1-0). Fidèles à ce qu’ils sont désormais.

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La joie de Florian Thauvin et de tous les Lensois au moment de soulever le premier Trophée des champions de l’histoire du club.
La joie de Florian Thauvin et de tous les Lensois au moment de soulever le premier Trophée des champions de l’histoire du club. - Photo Ludovic Maillard
Publié: 17 Août 2026 à 00h11 Modifié: 17 Août 2026 à 01h51

Temps de lecture: 2 min

Un public électrique, un podium, des confettis, une coupe, Le chasseur de Michel Delpech… Tout a changé, le coach, Dino Toppmöller, pas mal de joueurs aussi, mais rien n’a changé, au fond. Le superbe tifo, en Marek et Xercès, l’avait annoncé, demandé : « À Saint-Denis pour l’histoire. À Lens pour la gloire. »

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On a donc retrouvé le RC Lens comme on l’avait quitté, un beau soir de mai au Stade de France, vainqueur de la Coupe de France, son premier titre depuis 27 ans, avec une bonne mine de vainqueur. Il lui aura cette fois fallu moins de trois mois pour en ajouter un autre dans sa vitrine, qui contient désormais les quatre trophées majeurs, avec le championnat (1998) et la Coupe de la Ligue (1999). Ce que seuls Paris, qui en reste, pour le moment, à 14 Trophées des champions, Marseille, Lyon, Monaco, Bordeaux et Nantes avaient réalisé avant lui.

La culture de la gagne

On pensera ce qu’on veut de ce Trophée des champions, mais le soulever au nez des Parisiens, doubles champions d’Europe qui avaient ajouté une Supercoupe d’Europe à leur palmarès mercredi, ça a du sens pour un club qui cultive désormais une culture de la gagne. Une culture partagée d’ailleurs avec les jeunes du centre de formation, à qui le groupe a d’abord présenté son trophée. Plein à craquer, Bollaert, évidemment, a chaviré.

Il faut dire qu’après leur pâle prestation en préparation, contre Sunderland, huit jours plus tôt (0-2), les Lensois ont montré bien autre chose. Florian Thauvin, en bon capitaine désormais, a, lui aussi, commencé sa saison comme il l’avait finie, par un but, celui de la victoire (32e), hyper réaliste, au bon endroit au bon moment. Un leader, un guide déjà, alors que le Racing était compact, mais malmené par le pressing du PSG, peinant à passer la moitié de terrain.

Mais ce succès-là, les Lensois sont allés le chercher avec les dents, résistant à la possession et aux 22 tirs du PSG avec une abnégation sans faille, les six arrêts de Robin Risser, sous les yeux du nouveau sélectionneur des Bleus Zinédine Zidane, un Ismaëlo Ganiou de nouveau épatant, mais comme toute l’équipe, en fait : les milieux de terrain, deux recrues, Yacine Titraoui et Michaël Cuisance, Maik Nawrocki auteur d’un retour décisif devant Maghnes Akliouche (12e)… On ne les citera pas tous.

Expulsion cruelle mais juste d’Antonio

Lens a su faire front encore quand il s’est retrouvé à dix, dès la 39e minute, après l’expulsion, cruelle mais juste, de Kyllian Antonio, pour une faute grossière sur Akliouche. Il s’est adapté en sortant un offensif, Franjo Ivanovic, pour faire entrer Ruben Aguilar dans un 5-3-1. Lutter, se serrer les coudes, ne pas encaisser de but.

« Ce n’était pas facile déjà à 11 contre 11, alors à 10 contre 11, on savait que ça le serait encore plus. Mais on s’est dit à la mi-temps que si on respectait le plan du coach, si on respectait ce public, les valeurs de ce club, il n’y avait pas de raison, raconte Robin Risser au micro de Ligue 1+. À neuf, on peut aller à la guerre ; à dix, on peut aller à la guerre ; à huit, on va à la guerre… Ce sont les valeurs de ce club, ce qui fait notre force. C’est un succès important, il faut savourer. » Il lance parfaitement une saison qui, avec la Ligue des champions, sera intense.

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