Un an après sa révolte, la jeunesse de Madagascar est amère : “On nous a dupés”
Politique.
En septembre et octobre 2025, éclatait un vaste mouvement populaire porté par une génération Z exaspérée par leurs conditions de vie précaires. Un an après, le pouvoir militaire transitoire est toujours en place et semble bien installé. Et l’amertume s’est installée chez les jeunes Malgaches qui ont porté le mouvement.
Il y a un an, dix-huit jours de manifestations déclenchées par des coupures chroniques d’eau et d’électricité avaient conduit à Madagascar au renversement de l’ancien président Andry Rajoelina. À sa place, l’armée avait installé le colonel Michaël Randrianirina, tout en promettant d’organiser des élections dans un délai de deux ans.
Un an plus tard, la stabilité politique de la Grande Île semble toujours aussi fragile. Ce 19 octobre, rapporte Midi Madagasikara, Michaël Randrianirina a accusé “certains de ses proches collaborateurs, occupant de hautes fonctions”, d’avoir préparé un coup d’État “visant à déstabiliser et à renverser le régime actuel”. “Cette déclaration met en lumière des soupçons de complot au sein même de l’entourage présidentiel”, commente le titre malgache.
Dans cette atmosphère de complot, le pays est toujours en attente d’un projet de nouvelle constitution, qui devait être prêt d’ici mai prochain avant d’être soumis à un référendum. L’élection présidentielle a été fixée à septembre 2027.
“On s’est servi de nous”
En septembre, la Süddeutsche Zeitung s’était rendue sur place pour déterminer dans quel état d’esprit se trouvait la jeunesse malgache qui avait réussi, un an auparavant, à déloger Andry Rajoelina. Pour le titre allemand, l’euphorie des premiers chang
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