Albert (prénom d'emprunt), 37 ans, venait de gagner le banc réservé aux prévenus dans la salle correctionnelle de Nivelles, le 22 juin dernier, lorsque Christine (pseudo pour elle aussi), la victime, fit une entrée remarquée dans la salle et prit place sur le banc des parties civiles.

"Me voici, je suis là." Enthousiaste et volubile, elle était tout sauf endormie, contrairement au 19 avril 2024, lorsque son compagnon de l'époque jugea opportun de la photographier et, surtout, d'envoyer la photo à des potes.

Un dealer, connu pour de multiples autres infractions, arrêté à Wavre

À l'audience, Albert oscillait entre deux attitudes. La première était une forme de sourire puisque, à l'écouter, Christine lui était apparue assez relax après avoir appris la chose. "Cela ne la tracassait pas, ça la faisait même rire", avait-il déclaré aux policiers qui l'avaient interrogé.

"Il regrette"

La seconde était plus rigide. Son avocat l'a reconnu d'entrée de plaidoirie: "Ce n'était pas très malin. C'était même totalement inapproprié. Une grosse bêtise. Mon client en est conscient, il regrette. Il s'était demandé pourquoi il avait été convoqué au commissariat. Il avait spontanément révélé l'identité de la femme."

Mais l'état d'esprit de Christine avait évolué. Elle avait expliqué au tribunal être suivie par un psy et être, selon ses termes, devenue "incontrôlable". Elle s'était constituée partie civile et demandait un euro provisionnel, auquel ne s'était pas opposé l'avocat du prévenu.

Lily est montée sur scène avec DJ Snake au Ronquières Festival : "J'avais la boule au ventre, mais c'était génial"

Le parquet avait requis 12 mois de prison avec sursis. Il avait classé sans suite les deux viols dénoncés par la victime.

Le tribunal a condamné à huit mois de prison avec sursis le prévenu, qui se voit interdit de ses droits civils et politiques pour cinq ans avec, en outre, la confiscation de son GSM et de la carte SIM.

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.