Un père menace de décapiter une institutrice près de Toulouse : l'agresseur condamné à six mois de prison ferme et incarcération dans la foulée, la justice a frappé fort
l'essentiel Vendredi 4 septembre, au Fauga près de Toulouse, un père de 47 ans a agressé une institutrice sur le parking de l'école "Clément Ader", menaçant de "couper la tête" de l'enseignante. Il écope d'une lourde peine : six mois de prison ferme avec incarcération dans la foulée.
Le père de famille du Fauga risquait notamment six mois sous bracelet électronique. Mais les juges pouvaient aussi aller au-delà des réquisitions... Et c'est ce qu'ils ont fait. Six mois de prison ferme pour l'homme de 47 ans. Décision de la justice toulousaine ce jeudi soir.
Vendredi 4 septembre, à la sortie des classes dans le village du Fauga au sud de Toulouse, un père de famille a agressé une institutrice sur le parking du groupe scolaire "Clément Ader". L'enseignante S., regagnant sa voiture, a été surprise par cet homme qui lui a tenu des propos injurieux et l'aurait menacée de décapitation. Plus tôt dans la journée, le fils de cet homme, scolarisé en élémentaire, aurait été puni pour son comportement insolent par une autre maîtresse. Envoyé dans la classe de la victime, l'enfant y aurait continué à faire le "caïd".
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L'incident a glacé cette commune de 2 800 habitants. Lundi, les enseignants ont fait valoir leur droit de retrait. Très choquée par cette agression, l'institutrice est en arrêt de travail pour une durée d'un mois. Elle est bien connue et très appréciée au sein de ce groupe scolaire qui compte 325 élèves.
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Entendu mardi à la brigade de gendarmerie de Muret, l'individu a été placé en garde à vue. Il était jugé en comparution immédiate ce jeudi soir. "Quelle rentrée pour cette institutrice et pour le fils de ce monsieur qui se retrouve dans la tourmente médiatique", lâchait le ministère public dans ses réquisitions. "Le prévenu a troublé la paix et a mis son fils dans l'embarras", ajoutait le procureur. Le père de famille affirme avoir dit : "Si tu étais un homme, je t'aurais coupé la tête." Le parquet a demandé six mois sous bracelet électronique, interdiction de entrer en contact avec la victime et interdiction de paraître devant l'école pendant trois ans. Un stage de citoyenneté est également demandé par le parquet.
Les juges du siège ont été au-delà des réquisitions, le prévenu est condamné à six mois de prison ferme avec mandat de dépôt (incarcération dans la foulée, alors que le prévenu comparaissait libre). Le père de famille a également interdiction de paraître dans l'école pendant trois ans.
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Ce jeudi, un pêu plus tôt, le ministre de l'Éducation avait réagi à la suite des révélations de La Dépêche : Édouard Geffray veut appliquer un décret pour protéger les personnels face aux menaces et aux violences de parents d'élèves.