Le 31 juillet dernier, la police est intervenue au domicile d'un habitant de Rebecq, né en 1995. L'homme était sous l'influence de l'alcool et a pointé une arme longue, depuis sa fenêtre, en direction des intervenants.

Heureusement, bien que choqués par cette attitude, les agents n'ont pas fait usage de leur arme de service. Après s'être mis plus ou moins à l'abri, ils ont ordonné à plusieurs reprises au Rebecquois de lâcher sa carabine. Ce que celui-ci a fini par faire, au bout de quelques minutes.

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Dans le cadre d'une procédure accélérée, il se retrouvait la semaine dernière devant le tribunal correctionnel, pour s'expliquer sur une prévention de menaces par geste.

"C'était une arme factice, s'est-il défendu sans être assisté d'un avocat. J'étais à l'intérieur, chez moi, il faisait noir et ils ont braqué une lumière dans mes yeux. Je ne savais pas que c'était la police, je pensais que j'avais affaire à des voisins. Je me suis mis à la fenêtre, oui, et j'avais l'arme, mais je la tenais juste en main. Je ne l'ai pointée sur personne."

Ce n'est pas du tout conforme au procès-verbal qui a été rédigé suite à cet incident. On y lit aussi que le Rebecquois, qui avait vidé une bouteille d'alcool ce soir-là, a lancé ce contenant vers l'extérieur.

"J'avais bu du whisky et j'ai pété les plombs"

Quand la présidente lui a demandé pourquoi il n'avait pas lâché l'arme dès que les policiers lui ont demandé de le faire, il a répondu qu'il avait mis de la musique, et qu'il n'avait donc pas entendu les injonctions…

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"J'avais bu du whisky et j'ai pété les plombs, a-t-il concédé sur le banc des prévenus. D'habitude, je suis quelqu'un de poli, courtois. Je regrette, je ne voulais pas que cela dégénère. J'ai du respect pour les forces de l'ordre. Oui, j'avais un problème avec un voisin, et finalement, c'est moi la victime puisque je me retrouve ici."

La présidente n'a pas laissé passer, rappelant au trentenaire qu'il était prévenu dans une procédure pénale, et que les seules victimes de son comportement sont les policiers qui ont été menacés avec une arme. Au moment des faits, les agents ne savaient pas qu'il s'agissait en réalité d'une réplique pour l'airsoft.

"Les policiers ont dû se mettre à couvert, ils ont cru que c'était une vraie arme: chacun d'eux a eu peur pour sa vie et pour celle de son coéquipier, a requis la substitut à l'audience. Au moment de son audition, Monsieur a dit qu'il était sous l'influence de l'alcool et qu'il ne se souvenait de rien. Je ne comprends pas comment il peut assurer aujourd'hui qu'il n'a pointé l'arme sur personne. Il nous dit aussi qu'il n'avait pas réalisé que c'était la police. On peut en douter, mais même si c'est le cas, qu'il ait menacé des policiers ou ses voisins, ça ne change pas grand-chose. Ce sont des faits graves, alors qu'il a déjà bénéficié cette année d'une suspension du prononcé pour des faits de vol."

Le jugement est tombé ce mercredi et le tribunal estime que la prévention de menace par geste est bien établie. Le Rebecquois se voit infliger une peine de travail de 70 heures sur laquelle il avait marqué son accord à l'audience, et une amende de 260 euros assortie d'un sursis de trois ans. Le tribunal ordonne aussi la confiscation de l'arme d'airsoft.

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